Le marché crypto remonte fortement à l’approche du printemps mais pour trois altcoins bien connus, le phénomène pourrait ne pas durer longtemps. Ils pourraient même encore creuser la chute !
SHIB
Shiba Inu (SHIB) reste un symbole de la spéculation autour des meme coins et son parcours récent illustre les limites de ce type d’actif. À 0,0000055 $, le token accuse une chute de 16 % depuis le début de 2026. L’engouement qui entourait son écosystème, notamment la blockchain Shibarium, s’est largement dissipé, tandis que l’offre en circulation reste inflationniste et sans véritable mécanisme de rareté.
Dans un contexte de prudence généralisée et de domination accrue du Bitcoin, SHIB souffre d’un double effet : la baisse de l’intérêt des petits investisseurs et la concurrence de nouveaux jetons plus innovants. Sans catalyseur fort, toute hausse n’apparaît que comme un rebond technique de court terme, exposant les détenteurs à de possibles liquidations si le sentiment de marché reste baissier.
TRX
La deuxième crypto à aborder avec méfiance en mars est Tron (TRX). Malgré la solidité de son réseau et la popularité croissante des stablecoins TRC-20, le projet reste fragilisé par des doutes sur sa gouvernance et par des pressions réglementaires récurrentes.
TRX se négociait récemment autour de 0,29 $, en léger gain de 0,5 % depuis janvier. Cependant, cette stabilité cache un risque latent : celui d’un désengagement des investisseurs institutionnels et d’un affaiblissement de la liquidité globale sur les altcoins. Dans un marché qui favorise désormais la transparence et la conformité, Tron doit encore prouver sa légitimité à long terme.
DOGE
Bien qu’il ait été l’un des plus gagnants de la reprise du marché, Dogecoin, longtemps porté par les tweets et les clins d’œil d’Elon Musk, n’a pas profité durablement de l’annonce du lancement prochain de X Money. Malgré son aura populaire, le DOGE reste un actif construit sur un meme coin et dépourvu de fondamentaux solides. Son émission continue de 10 000 nouvelles unités par bloc maintient une inflation structurelle, diluant la valeur des détenteurs.
Sur le plan technique, la tendance reste baissière, avec une suite de plus hauts décroissants. La zone des 0,095 $ constitue désormais un seuil clé, et un retour sous 0,10 $ pourrait relancer la pression vendeuse. Tant que l’actif ne trouve pas de véritable utilité économique, il demeure hautement dépendant du battage médiatique et des mouvements de foule.
La morale de l’histoire : quand la mode passe, les meme coins trépassent.