Les frappes américaines pleuvent sur l’Iran, la disparition de Khamenei fait spéculer et le pétrole est en feu. Comment Bitcoin survivra-t-il à ce chaos géopolitique ?
Semaine dangereuse pour Bitcoin
Le cours du BTC a légèrement reculé pour se stabiliser autour de 66 000 $, suite à l’escalade des frappes américano-israéliennes contre l’Iran et à la rumeur de la mort de l’ayatollah Ali Khamenei. Les actions asiatiques ont chuté tandis que les prix du pétrole ont bondi, mais le marché crypto a réagi modérément, avec une volatilité inférieure aux marchés traditionnels et une stabilisation rapide grâce à sa liquidité 24/7.
Les indicateurs on-chain et dérivés ne signalent pas de stress systémique majeur, sans pression sur les stablecoins ni cascade de liquidations, alors que des plateformes comme Hyperliquid ont permis une découverte continue des prix sur le pétrole et les métaux pendant le week-end.
Bitcoin et ses acolytes suivent désormais de près le risque macro, particulièrement l’évolution du pétrole, de l’inflation, des rendements réels américains et la trajectoire du conflit US-Iran. La volatilité restera élevée tant que l’incertitude persiste sur un pic médiatique ou un resserrement financier durable. Arthur Hayes affirme d’ailleurs qu’une intervention militaire prolongée des États-Unis contre l’Iran rendrait probables de nouvelles baisses de taux par la FED et soutiendrait la hausse du BTC.
Par ailleurs, les ETF Bitcoin continuent de rebondir avec 506,5 millions de dollars d’afflux nets la semaine dernière, le plus haut en trois semaines après cinq semaines de sorties pour 3,8 milliards, signe d’un retour prudent des institutionnels. Il semblerait donc que l’on croie encore aux perspectives haussières de la petite pièce orange.
À quoi s’attendre ensuite ?
Benjamin Cowen compare le rebond de Bitcoin de ce matin au même schéma qui l’avait animé en 2022 lorsque la guerre en Ukraine s’est déclarée : un rebond temporaire formant un plus bas plus haut avant une chute de 67 % à 15 476 $, qui laisse anticiper un rallye entre 70 000 et 84 000 $ suivi d’une correction prolongée.
Toutefois, le cours du BTC se négocie actuellement sous son prix réalisé (72 700 $), indiquant des pertes non réalisées et une demande affaiblie, comme en 2022. Des poches de liquidations à 68 596 $ (positions courtes) et 65 656 $ (positions longues) augmentent les risques de volatilité. Le rallye actuel pourrait être un piège haussier si le prix réalisé n’est pas repris sans nouveau creux supérieur.
Michaël van de Poppe juge la réaction constructive, avec une correction en attente de l’ouverture US liée à un « gap » à 65 880 $ sur les contrats CME et surveille la MMS 21 jours à 67 627 $ pour un potentiel rallye de soulagement. Cette semaine, l’impact dépendra des réponses iraniennes et des cours du pétrole : une escalade pourrait pousser Bitcoin vers 65 000 $ ou moins, tandis qu’une désescalade et des afflux ETF renforceraient un rebond au-dessus de 68 000 $.
La morale de l’histoire : quand le baril flambe, Bitcoin tremble.