Les prix du pétrole ont chuté brutalement en fin de journée le 7 avril, tandis que Bitcoin remontait vers les 70 000 dollars, alors que les marchés réagissaient aux premiers signes d’une percée diplomatique de dernière minute entre les États-Unis et l’Iran.
Selon CNN, citant une source régionale, « des bonnes nouvelles sont attendues très prochainement des deux parties », avec la possibilité qu’un accord soit finalisé avant l’expiration de l’ultimatum fixé par le président Donald Trump. Ce changement de ton intervient seulement quelques heures après que les marchés se sont préparés à une possible escalade au Moyen-Orient.
Le Bitcoin s’est redressé autour de 69 900 dollars, effaçant les pertes enregistrées en cours de séance, tandis que le pétrole reculait depuis ses plus hauts, les traders anticipant un risque moindre de perturbation de l’offre.
L’ultimatum de Trump met les marchés sous pression
Plus tôt dans la journée, Trump a imposé un ultimatum ferme à 20h (heure de New York) – soit minuit GMT – pour que l’Iran accepte une proposition américaine incluant la réouverture du détroit d’Ormuz.
Il a averti qu’un refus déclencherait des frappes massives contre les infrastructures iraniennes, notamment les centrales électriques et les réseaux de transport.
La rhétorique s’est rapidement intensifiée. Trump a déclaré qu’« une civilisation entière mourra ce soir » en cas d’échec de l’accord, alors que les frappes américaines et israéliennes s’accentuaient sur des cibles iraniennes à l’approche de l’échéance.
L’Iran a répondu en menaçant de représailles régionales et en exhortant les civils à former des chaînes humaines autour des infrastructures stratégiques.
Les marchés ont réagi en temps réel. Le pétrole s’est envolé en raison des craintes d’une perturbation prolongée des routes d’approvisionnement mondiales, tandis que les actifs risqués, y compris la crypto, faisaient preuve d’une forte volatilité. À présent, suite aux signes positifs de négociations, le prix du pétrole s’est brusquement replié.
Médiation du Pakistan et signaux d’accord de dernière minute
La diplomatie s’est accélérée dans les dernières heures. Le Pakistan, jouant un rôle clé de médiateur, a officiellement demandé une prolongation de deux semaines afin de permettre la poursuite des négociations.
Le Premier ministre Shehbaz Sharif a exhorté les deux parties à observer un cessez-le-feu temporaire et à rouvrir le détroit d’Ormuz, geste perçu comme un signe de bonne volonté.
La Maison Blanche a confirmé que Trump examinait la proposition. Dans le même temps, des responsables américains indiquaient que les discussions étaient toujours en cours, et l’Iran laissait entendre qu’il envisageait la prolongation.
Désormais, alors que des rapports évoquent un possible accord « ce soir », le climat sur les marchés passe de la panique à un optimisme prudent. La chute du pétrole et le rebond du Bitcoin montrent que les traders se préparent davantage à une désescalade qu’à un conflit imminent.





