Le launchpad de meme coins de Solana, Bonk.fun, a profité du 1er avril pour publier une fausse « sortie de fonctionnalité » qui s’est rapidement transformée en une pique politique, suggérant que la plateforme restreindrait l’accès aux utilisateurs en Israël.
Le post, présenté comme un nouveau système « Trench Guard », affichait un écran de blocage géographique avec un drapeau israélien, laissant entendre que les utilisateurs de cette région seraient bloqués pour le trading.
Une simple satire politique
À première vue, cela ressemblait à une mise à jour habituelle de conformité. Pourtant, le ton employé et le timing montraient clairement qu’il s’agissait de satire. Le message ne concernait pas une véritable fonctionnalité. C’était une blague ciblée, en référence aux tensions géopolitiques actuelles qui se répercutent jusque dans la crypto.
Le choix d’Israël en dit long. En ce moment, Israël se trouve au centre de conflits impliquant Gaza, le Liban et l’Iran. Cela génère un sentiment fort et souvent négatif sur les réseaux sociaux. Bonk.fun exploite cette humeur et inverse le script habituel.
Généralement, les plateformes bloquent les régions fortement sanctionnées comme l’Iran et la Russie. La blague de Bonk.fun suggère : et si l’étiquette de « mauvais acteur » était appliquée différemment ? Voilà toute la chute.
Le post tourne en dérision l’idée de bloquer Israël en raison du regard très négatif porté actuellement sur le pays par une grande partie des internautes.
En parallèle, le post égratigne le récit « sans permission » de la crypto. En réalité, de nombreuses plateformes restreignent déjà l’accès en fonction de la géographie ou de la réglementation.
En exagérant le trait avec un exemple aussi polémique, Bonk.fun met en lumière à quel point ces décisions peuvent sembler politiques.
En résumé, le post ne concerne pas seulement Israël. Il utilise Israël comme symbole pour tourné en dérision la rapidité avec laquelle les plateformes crypto peuvent passer d’un accès ouvert à un contrôle sélectif, notamment sous la pression des enjeux géopolitiques mondiaux.