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Jim Cramer affirme que Nvidia serait critiqué pour l'accord Anthropic de Broadcom, voici pourquoi

  • Jim Cramer salue le financement de 63 milliards de dollars de Broadcom pour Anthropic
  • Une SPV achète des puces Broadcom et les loue à Anthropic, avec une garantie partielle de Broadcom
  • Nvidia subit depuis des mois des critiques pour son soutien financier à ses clients
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Jim Cramer, animateur de l’émission Mad Money sur CNBC, a qualifié l’accord Broadcom-Anthropic à 63 milliards de dollars « excellent pour toutes les parties ». Toutefois, le célèbre sélectionneur d’actions affirme que, si Nvidia avait conclu le même accord, il ferait l’objet d’un « harcèlement » sans fin dans les médias.

Dans le cadre de cet accord, les établissements de Wall Street paient les puces Broadcom qu’Anthropic loue ensuite. Broadcom assume également une partie du risque encouru par les prêteurs, exposant ainsi ses actionnaires à la capacité de paiement d’Anthropic.

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Comment l’accord Broadcom-Anthropic transfère le risque aux fabricants de puces

Le montage financier a été mis en place au cours des semaines précédant l’annonce, lundi, par Bank of America, Blackstone, Citigroup et Morgan Stanley, selon Bloomberg. Les fonds transitent par une entité spécialement créée pour ce montage, un organisme ad hoc (SPV).

Graphique du cours de l'action Broadcom Anthropic deal AVGO
Cours de l’action Broadcom (AVGO). Source : TradingView

Le SPV achète des puces Broadcom et du matériel pour centres de données, puis loue ces équipements à Anthropic.

Les puces IA de Broadcom sont majoritairement des conceptions sur mesure pour des clients uniques, comme les Tensor Processing Units (TPU) de Google. À l’inverse, Nvidia vend des processeurs standards à une vaste base de clients.

Broadcom offre également aux prêteurs une garantie de valeur résiduelle. En pratique, le fabricant de puces couvre une partie de la perte si ces équipements valent moins que prévu à la fin des contrats de location.

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Cette initiative fait suite à un engagement précédent. Broadcom avait accepté de prêter jusqu’à 42 milliards de dollars à Anthropic, Reuters rapportait le 1er octobre, citant le prospectus d’introduction en bourse de la société d’IA. Aucun des deux articles ne précise le lien entre ce prêt et la nouvelle offre financée par les banques.

En parallèle, prêter à Anthropic implique un risque supplémentaire. La note de crédit « high-yield » d’Anthropic est inférieure d’un cran à la catégorie investissement.

Nvidia serait-elle réellement soumise à un examen plus sévère ?

Cramer s’est exprimé sur l’accord Broadcom-Anthropic dans un post sur X mardi.

La comparaison est pertinente. Nvidia fait l’objet de telles interrogations depuis plusieurs mois. Son action avait chuté en août après les révélations sur un accord IA à 500 milliards de dollars à Wall Street, les critiques ayant pointé des financements circulaires.

Ce terme désigne des fournisseurs qui financent leurs clients, lesquels achètent ensuite leurs produits. Selon les détracteurs, cette pratique brouille la perception de la demande réelle.

Ce même mois, Nvidia a accepté de garantir jusqu’à 105 milliards de dollars en locations de centres de données pour OpenAI.

Cependant, Broadcom fait face à une critique similaire. Certains commentateurs relèvent que Broadcom, Amazon, Microsoft et Google financent tous Anthropic, qui dépense ensuite cet argent pour utiliser leurs services. Une partie des fonds revient donc aux financeurs initiaux.

Cette critique suggère que Broadcom n’est pas totalement épargné par le regard que décrit Cramer.

Les fabricants de puces jouent de plus en plus le rôle de prêteurs, car les laboratoires d’IA ont besoin de davantage de matériel qu’ils ne peuvent en acheter comptant. Ainsi, l’accord Broadcom-Anthropic lie la performance en bourse des fabricants de puces à la solidité financière de leurs clients majeurs.

Ce risque concerne tout le secteur. En mai, OpenAI a ainsi rencontré un problème de financement de puces lié à son propre partenariat avec Broadcom.

Pour Cramer, ce risque semble acceptable chez Broadcom, alors que la même méthode continue de placer Nvidia sous le feu des critiques.

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