La France met les bouchées doubles pour punir les criminels de l’industrie ! À Marseille, deux jeunes génies autoproclamés de la crypto ont récemment vu leur rêve doré s’effondrer : celui d’un Burncoin bâti sur le mensonge et la cupidité.
Dernier mot pour l’affaire Burncoin
Le tribunal correctionnel de Marseille a récemment condamné deux hommes pour escroquerie et blanchiment dans l’affaire du Burncoin, une cryptomonnaie frauduleuse lancée au printemps 2021 avant de s’effondrer quelques semaines plus tard. Présenté comme un projet déflationniste promettant des rendements spectaculaires, le token s’est révélé être une vaste supercherie ayant piégé plusieurs investisseurs dans le sud de la France.
Le projet reposait sur une communication léchée et un livre blanc mensonger, vantant un mécanisme de burn censé raréfier les tokens à chaque transaction. En réalité, derrière la promesse de gains rapides, les deux créateurs détournaient les fonds collectés vers des portefeuilles crypto opaques, avant de tenter de les convertir en espèces. La chute du site le 20 mai 2021 a marqué la disparition du Burncoin et la perte des épargnants.
Le principal cerveau, un policier de 32 ans, a été reconnu coupable de fraude aggravée et blanchiment. Il écope de 18 mois de prison avec sursis, 20 000 € d’amende, une interdiction définitive d’exercer dans la fonction publique et cinq ans d’inéligibilité. Son complice de 31 ans, chargé de la promotion et de la partie technique, a été condamné à 12 mois de prison avec sursis probatoire, 15 000 € d’amende et cinq ans d’inéligibilité. Un troisième participant, déjà jugé en octobre 2025, avait écopé de 12 mois de sursis et 5 000 € d’amende.
Les faits, commis entre mars et mai 2021 à La Ciotat, Cassis et Toulouse, ont causé d’importantes pertes financières. L’enquête a mis au jour un maillage de portefeuilles crypto, des tentatives de blanchiment et la découverte de faux billets. Certains investisseurs ont obtenu une indemnisation partielle, mais de nombreuses victimes restent lésées. Les deux condamnés disposent de dix jours pour faire appel.
Un autre projet prend la suite
Il semblerait toutefois que l’affaire du Burncoin n’inquiète pas outre mesure la crypto sphère à l’international. Loin de craindre la malédiction de son nom, un nouveau projet a repris le flambeau, sans avoir aucun lien avec le scam français.
Créé en 2025 par Burning Kitty, le créateur du meme coin Catwifhat, celui-ci se présente comme une alternative à Bitcoin mais avec un mécanisme déflationniste radical. Il utilise les Token Extensions pour appliquer automatiquement un burn de 4,20 % sur chaque transfert et échange, réduisant ainsi en permanence son offre.
Sa distribution initiale s’est faite via une enchère néerlandaise équitable : 19 millions pour la prévente publique, 1 million pour la liquidité verrouillée avec du SOL, et 1 million pour le créateur, bloqué jusqu’en avril 2026.
Sans équipes privilégiées ni allocations cachées, Burncoin compte sur sa rareté pour évoluer. Cependant, malgré cette mécanique, le token a perdu 56 % de sa valeur en un mois. Pour l’heure, celui-ci ne fait pas l’objet d’accusations de scams mais risque bien de se noyer dans la mer des meme coins, aux côtés de beaucoup d’autres.
La morale de l’histoire : à trop vouloir brûler les étapes, les créateurs de Burncoin ont fini par se consumer eux‑mêmes.