Vous avez tremblé face aux kidnappings crypto et autres hacks de données ? Le gouvernement semble enfin vous avoir entendu ! En 2026, la France dévoile un plan d’envergure pour reprendre le contrôle de son destin numérique face à une vague de cyberattaques sans précédent.
Une cybersécurité renforcée en France
Face à la montée des cyberattaques qui touchent entreprises, institutions et particuliers, le gouvernement français vient de présenter sa Stratégie nationale de cybersécurité 2026-2030, un plan ambitieux visant à faire de la France une puissance de premier plan. Ce texte constitue le prolongement de la Revue nationale stratégique de 2025 et fixe le cap des prochaines années autour d’un objectif central : renforcer la résilience numérique de la Nation tout en garantissant la souveraineté technologique du pays.
Cinq piliers structurent cette stratégie. Le premier vise à former un vivier de talents dès le plus jeune âge, à travers des programmes éducatifs et une meilleure coordination européenne dans l’emploi des experts. Le deuxième pilier met l’accent sur la préparation du pays aux crises numériques et le rehaussement global du niveau de cybersécurité, notamment grâce à des exercices de simulation d’envergure comme Rempar25, qui seront étendus aux secteurs critiques tels que la santé et l’énergie. Le troisième pilier s’attache à endiguer la propagation de la cybermenace en mobilisant davantage les acteurs privés dans la défense du territoire numérique.
SponsoredLes deux derniers piliers concernent la maîtrise de la sécurité des fondements numériques via des investissements dans les technologies souveraines et la création d’un marché européen de la cybersécurité et la coopération internationale, afin de promouvoir un cadre global garantissant la stabilité du cyberespace.
Parmi les mesures phares, on note la création d’un portail unique, fusionné à terme avec le service 17Cyber, qui permettra aux citoyens et entreprises d’accéder à des informations, des formations et une aide rapide en cas d’attaque. Un Observatoire national suivra en temps réel les incidents pour mieux mesurer la menace. L’État entend aussi généraliser la double authentification, moderniser les systèmes de détection et élargir les missions du Centre de coordination des crises cyber (C4).
Un plan trop vague pour convaincre ?
Cependant, plusieurs zones d’ombre subsistent. Aucun budget précis n’a encore été présenté, alors que les ambitions affichées (formation massive, infrastructures souveraines, technologies sécurisées) nécessitent des moyens considérables. Les experts s’inquiètent d’un manque de coordination entre les différents acteurs publics et privés, de l’ANSSI aux collectivités locales, surtout dans un pays au mille-feuille administratif omniprésent. Le risque de dispersion des efforts est réel, d’autant qu’aucun indicateur d’évaluation n’a été annoncé pour mesurer les progrès.
D’autres critiques portent sur le déficit de talents et la dépendance persistante de la France à l’égard des fournisseurs étrangers dans le cloud, les semi-conducteurs ou l’intelligence artificielle. La sensibilisation générale et le chiffrement des données, considérés pour beaucoup comme la base de la cybersécurité, ne sembleNT pas être au goût du jour pour endiguer les risques de piratage.
Enfin, la dimension diplomatique et éthique du plan reste floue : quelle position la France adoptera-t-elle face aux grandes puissances cyber ? Et jusqu’où la protection nationale peut-elle s’exercer sans porter atteinte aux libertés numériques ? Autant de questions qui laisseront 2026 marquer un tournant, mais dont la mise en œuvre concrète dira la véritable portée.
La morale de l’histoire : entre sécurité et efficacité, le vrai hack consiste à trouver l’équilibre.