Changpeng Zhao, l’ancien PDG de Binance, a fait sensation à Davos en partageant des prédictions audacieuses sur l’avenir des marchés financiers. Celui-ci prédit en effet que l’IA balayera des millions d’emplois, mais qu’il y a une solution.
CZ met en garde contre l’IA
CZ alerte sur les menaces de l’IA pour l’emploi salarié. Il estime que l’essor de l’intelligence artificielle entraînera une perte massive de postes de travail, rendant le modèle traditionnel du salariat obsolète. Pour lui, seuls la détention et l’investissement à long terme en cryptomonnaies offrent une indépendance financière durable, permettant de bâtir une richesse générationnelle.
Pourtant, le principal intéressé considère l’intelligence artificielle comme un catalyseur positif pour la crypto. Il prédit que les cryptomonnaies deviendront la monnaie par défaut des agents IA, la blockchain servant d’interface naturelle pour des paiements automatisés une fois l’autonomie atteinte. Cette convergence pourrait refondre le paysage financier mondial en facilitant des transactions fluides et décentralisées.
Ses propos font écho à ceux de Michael Saylor, de MicroStrategy, qui voit dans Bitcoin un outil pour anticiper la retraite précoce grâce à l’appréciation des prix. Des dirigeants comme Jamie Dimon de JPMorgan et Joe Ucuzoglu de Deloitte partagent cette inquiétude sur la destruction d’emplois à venir. Ce, bien que la volatilité des crypto, illustrée par Dogecoin, Cardano ou Shiba Inu encore loin de leurs pics de 2021, suscite des réserves.
Attention toutefois si vous souhaitez mettre ses conseils en oeuvre : Changpeng Zhao déconseille d’investir dans les meme coins ! Lors d’une intervention à Davos, celui-ci a affirmé que la majorité d’entre eux manquent d’utilité pratique et reposent sur la spéculation et le sentiment du marché, rendant leur pérennité incertaine. Il vaudrait mieux, donc, se tourner vers des valeurs sûres comme le BTC.
Quel avenir pour l’industrie ?
Pour la suite, CZ identifie trois secteurs clés de transformation : l’IA, la tokenisation et les paiements. Il collabore avec plus d’une douzaine de gouvernements sur des stratégies de tokenisation d’actifs, tout en notant que les crypto peinent encore dans les paiements quotidiens. Des solutions hybrides, mêlant infrastructures traditionnelles et blockchain, seraient toutefois capables d’accélérer leur adoption.
Binance, avec ses 300 millions d’utilisateurs et un volume d’échanges surpassant les bourses de Shanghai et New York, a prouvé sa résilience face à des retraits massifs, grâce à des réserves pleines qu’aucune banque classique n’aurait absorbées.
C’est pourquoi il anticipe un déclin rapide des agences bancaires physiques au profit de services numériques, et plaide pour une reconnaissance mutuelle des licences réglementaires entre pays plutôt qu’un régulateur mondial unique. La crypto est donc loin d’avoir fait son chant du cygne.
La morale de l’histoire : l’IA laboure et la crypto sème.