Une firme d’analyse financière ose le pari fou de shorter Ethereum, en prévision d’une « spirale de mort » bien orchestrée par des figures connues.
Culper parie sur l’effondrement d’Ethereum
La société d’analyse financière Culper Research a choqué la communauté crypto en annonçant une position vendeuse sur Ethereum, prédisant une « spirale de mort » pour la deuxième plus grande cryptomonnaie mondiale. Spécialisée dans les rapports critiques, la firme pointe du doigt une tokenomics défaillante et un affaiblissement des fondamentaux du réseau. Cette offensive arrive alors que l’ETH cote autour de 2 044 $, en baisse de 8,5 % sur le mois écoulé.
Culper Research affirme que la croissance récente du réseau Ethereum est largement artificielle, gonflée par des « attaques de poussière » créant des faux portefeuilles. Ces manipulations représenteraient jusqu’à 95 % des nouvelles adresses et plus de 20 % des transactions, faussant les métriques d’activité. Pire encore : la mise à niveau Fusaka, intervenue fin 2025, a augmenté la limite de gaz, provoquant une chute de 90 % des frais de réseau en plus d’amputer drastiquement les revenus des validateurs.
La firme met en lumière la concurrence accrue de Solana, qui attire les utilisateurs avec des coûts moindres et une scalabilité supérieure. Elle critique aussi les ventes récentes de Vitalik Buterin, fondateur d’Ethereum, qui a écoulé plus de 19 000 ETH, interprétées comme un manque de confiance dans l’écosystème. Culper s’en prend également à l’analyste Tom Lee, promoteur d’un « supercycle » haussier jusqu’à 60 000 $, accusé de s’appuyer sur des données trompeuses pour justifier ses prévisions optimistes.
Dmitriy Buterin, père de Vitalik, a balayé ces allégations. Des voix dans la communauté soulignent que les solutions de couche 2 (L2) se développent activement, contredisant les thèses pessimistes.
Les signaux baissiers se multiplient
Sur le papier, Ethereum affiche une santé apparente : adresses actives, transferts de jetons et appels de contrats intelligents pulvérisent les records de 2021, selon CryptoQuant. Pourtant, le prix reste plus de 50 % sous son pic historique, révélant une fuite massive des investisseurs. Cette frénésie n’est pas un engouement acheteur, mais des mouvements de capitaux : fermetures de positions DeFi, retraits de staking et transferts massifs d’ETH vers les exchanges pour vente.
Les flux élevés vers les bourses centralisées coïncident avec la chute du ratio ETH/BTC, confirmant une vague de liquidations. La capitalisation réalisée d’Ethereum vire au négatif, signe que la liquidité quitte l’actif dans une capitulation générale. Ces dynamiques, masquées par l’activité spam, renforcent le pari baissier de Culper, qui parie sur une dégradation prolongée des tokenomics post-Fusaka.
La morale de l’histoire : à trop gonfler le ballon des métriques, Ethereum risque l’explosion.