Le marché crypto sort meurtri d’une chute historique, mais la Saint-Valentin a toujours permis aux cours de remonter un peu. Le 14 février pourrait‑il surprendre en redonnant un peu d’amour au Bitcoin ?
Des signes positifs pour le BTC
Après un début d’année catastrophique, Bitcoin montre des signes timides de reprise, mais la confiance reste fragile. Selon CryptoQuant, les investisseurs ont vécu l’une des plus violentes vagues de capitulation de l’histoire récente : plus de 3,2 milliards de dollars de pertes réalisées en vingt-quatre heures. La semaine précédente affichait déjà 2,3 milliards de dollars de pertes quotidiennes, un rythme digne des pires épisodes de panique depuis 2018.
Les graphiques on‑chain dessinent un scénario bien connu : ventes massives à perte, liquidations en chaîne, et un sentiment de peur extrême. L’indice de Fear and Greed a atteint un niveau record de 5, son plus bas historique, traduisant une méfiance presque totale. Dans le passé, de tels points bas avaient précédé de belles reprises, notamment celles de 2020 et 2023.
Certains analystes y voient donc une opportunité : avec une capitalisation du marché dépassant encore 2 000 milliards de dollars, 2026 pourrait être un nouveau point pivot. L’indicateur MVRV, proche de 1,1, montre par ailleurs que le Bitcoin s’approche d’une zone de sous‑évaluation, comparable à celle des grands points d’entrée de cycle.
La Saint-Valentin ne frappera pas cette année
Mais croire à un « effet Saint‑Valentin » salvateur serait prématuré. Depuis son pic historique d’octobre 2025, le cours du BTC a perdu environ 30 % et sa volatilité s’est brusquement réveillée ces dernières semaines. Début février, il a chuté de 14,3 % avant de rebondir de 12,2 %, révélant un marché hésitant et hypersensible aux annonces macroéconomiques. Le RSI peine à repasser au-dessus de 40, tandis que le DMI signale encore la domination des vendeurs.
L’indicateur MVRV Adaptive Z‑Score de CryptoQuant situe Bitcoin en zone de capitulation, à ‑2,66, c’est‑à‑dire sous‑évalué mais toujours sous pression. En théorie, ce niveau précède souvent une phase d’accumulation, quand les investisseurs de long terme commencent à reconstituer leurs positions.
La morale de l’histoire : l’amour et le Bitcoin font battre le cœur… et parfois le portefeuille.