L’Union européenne approuve une relance de 540 milliars d’euros. Une aide supplémentaire sera certainement nécessaire

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EN BREF
  • Les ministres de l'économie et des finances des pays de l'UE ont approuvé un plan de relance de 540 milliards d'euros.

  • Les demandes pour une aide supplémentaire de la part des ministres d'Italie et d'Espagne ont été refusées.

  • Suite à ce refus, il est fort probable qu'il faille plus tard injecter de nouveaux fonds dans l'économie européenne.

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Les ministres de l’économie et des finances de l’Union européenne ont approuvé un plan de relance de 540 milliards d’euros afin de colmater les dommages économiques engendrés par le coronavirus. Cette mesure collective n’a pourtant pas satisfait les pays de l’UE les plus durement touchés par la pandémie. De même, des fonds supplémentaires seront probablement injectés d’ici quelques temps, sachant que la crise économique continue de faire des ravages.



Le plan de relance économique approuvé par les différents ministres de l’économie de l’Union Européenne engendrera une nouvelle émission d’euros afin de soutenir l’usage sans précédent du mécanisme européen de stabilité, de la création à court terme d’emploi et des garanties d’emprunt de la Banque européenne d’investissement. De plus, un fond de redressement a également été proposé, bien qu’il reste encore à détailler.



Le plan de relance révèle la division au sein de l’union européenne

Suite aux efforts de relance de plusieurs nations européennes, l’UE a fini par annoncer la mise en place de son propre programme de soutien économique. Après plusieurs tentatives échouées cette semaine, les représentants financiers de ses membres se sont finalement engagés hier soir à instaurer un plan de 540 milliards d’euros. Ils espèrent que ces mesures apaiseront la terrible crise que beaucoup voient comme une récession aussi brutale qu’inévitable [The New York Times].

Le plus notable dans ce programme sera l’assouplissement des règles du mécanisme européen de stabilité. Les états membres pourront ainsi utiliser presque librement les fonds de 240 milliards d’euros. Avant cet amendement, ils devaient se soumettre à un ensemble de réformes afin de pouvoir retirer des fonds de ce mécanisme de stabilité.

Un plan de relance de plusieurs milliards d’euro pour l’Union européenne. Ce n’est probablement pas le dernier.

Au sein des mesures prévues, 100 milliards d’euros sont réservés pour un programme à court terme d’emploi par la Commission européenne. Ces fonds soutiendront les plans déjà implémentés dans la plupart des pays membres de l’UE.

Enfin, 200 milliards iront à la Banque européenne d’investissement. Ils y serviront de garantie aux emprunts auxquels les états membres se sont engagés.

Bien que ces mesures semblent assez solides à première vue, elles sont loin d’avoir satisfait certaines nations de l’UE. Les ministres d’Espagne et d’Italie, les deux pays les plus durement touchés par le virus, ont notamment demandé une aide additionnelle via une obligation collective de l’union. Cette dernière, pourtant, a été bloquée par d’autres nations plus fortunées. De même, les pays à l’économie plus solide sont parvenus à réserver les fonds alloués à l’usage exclusif de programmes sanitaires.

Nous ne sommes pas encore “au bout du rouleau”

Ces nouvelles mesure rejoignent les 750 milliards d’euros débloqués pour le “programme d’achat d’urgence en cas de pandémie”. La Banque centrale européenne a annoncé son lancement le mois dernier, en plus de mesures d’assouplissement collatéral expliquées en détails quelques jours plus tôt [Banque centrale européenne]. Cela dit, la discorde entre les nations les plus aisées de l’UE et celles les plus malmenées, combinée au financement nécessaire pour le fond de redressement, indique clairement que d’autres fonds devront être injectés dans l’économie européenne. Pour l’heure, nous ignorons encore la véritable amplitude de l’impact du Covid-19.

Mujtaba Rahman, responsable des traités avec l’Europe à Eurasia Group, affirme que des mesures supplémentaires sont nécessaires :

Il existe de nombreux fossés substantifs dans cet accord, et qui ne deviendront que plus apparents avec le temps.

De même, Paolo Gentiloni, ancien Premier ministre italien et actuel commissaire européen pour l’économie, assure qu’il ne s’agira pas de la seule réponse de l’UE à la crise économique :

Nous ne sommes pas au bout du rouleau.

 

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A former professional gambler, Rick first found Bitcoin in 2013 whilst researching alternative payment methods to use at online casinos. Having concluded that the root of most of the world’s evils stem from a toxic financial system during his time reading International Politics at university, the disruptive potential of a decentralised, borderless asset was immediately clear. After transitioning to writing full-time in 2016, Rick was able to put his passion for Bitcoin to work for him professionally. He has since written for a number of digital asset publications in a variety of capacities.

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