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Comment l’Iran a percé le Dôme de Fer pour 1 000 $ en crypto

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Mis à jour par
Célia Simon

24 mars 2026 13:59 CET
  • En pleine montée des tensions régionales, un réserviste israélien ouvre une brèche inattendue dans le bouclier de l’État hébreu.
  • L’affaire secoue les services de renseignement, révélant une nouvelle ère d’espionnage numérique où quelques clics suffisent à trahir un pays.
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Quand la crypto devient la monnaie d’une trahison : ce qui semblait n’être qu’une conversation anodine sur Telegram s’est transformé en l’un des plus graves cas d’espionnage qu’Israël ait connus depuis des décennies.

De la crypto contre un secret…

Les autorités israéliennes ont annoncé le 20 mars l’inculpation de Raz Cohen, réserviste des Forces de défense israéliennes (IDF), accusé d’avoir transmis des informations hautement sensibles sur le système antimissile « Iron Dome » à un agent iranien. En échange, il aurait reçu l’équivalent d’environ 1 000 $ de crypto.

Selon un communiqué conjoint du Shin Bet, le service de sécurité intérieure, et de l’unité Lahav 433 de la police, l’acte d’accusation a été déposé au tribunal de district de Jérusalem après une enquête menée dans le cadre de l’opération « Roaring Lion ».

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Cohen, 26 ans, avait servi de 2019 à 2022 dans l’unité de commandement et de contrôle du Dôme de Fer, le bouclier antimissile emblématique d’Israël.

Les enquêteurs affirment que le soldat aurait entamé en décembre 2025 une conversation chiffrée sur Telegram avec un intermédiaire lié aux services iraniens. En l’espace d’un mois, il aurait transmis 27 photos et vidéos illustrant les procédures de tir, les cadences de feu et les protocoles d’armement du système. Il aurait également communiqué les coordonnées GPS de plusieurs batteries, dont celles des bases de Hatzerim et Palmachim, ainsi que l’emplacement de sept sites de l’armée de l’air israélienne.

Raz Cohen

… et beaucoup de problèmes

Fait aggravant, Cohen aurait aussi livré des informations personnelles concernant plusieurs membres du personnel de sécurité, notamment un garde de la résidence présidentielle et un proche engagé comme pilote de chasse. Selon Ynet Global, son « contact » aurait fini par le menacer de révéler des images de sa sœur sur les réseaux, avant d’être bloqué. Cohen aurait alors supprimé Telegram en février 2026, peu avant son arrestation le 1er mars, au lendemain du déclenchement de la guerre avec l’Iran.

Le parquet l’accuse d’aide à l’ennemi en temps de guerre et de « transmission d’informations pouvant nuire à la sécurité de l’État », deux infractions passibles de la prison à vie.

Cette affaire constitue la première mise en cause d’un opérateur du Dôme de Fer pour espionnage. Les services israéliens notent une recrudescence d’affaires similaires liées à l’Iran, souvent orchestrées via les réseaux sociaux et des applications chiffrées utilisant des paiements crypto, un mode opératoire discret et difficile à tracer, devenu un nouvel outil dans la guerre de l’ombre numérique.

La morale de l’histoire : qui troque ses secrets contre de la crypto risque de miner sa liberté.

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