Le partenariat Polymarket LeBron James a été officialisé dans une vidéo publiée par la star de la NBA sur X, et la plateforme de marché de prédiction promet une révélation complète mardi.
La séquence montre James dans un ascenseur qu’il désigne comme le QG de Polymarket. Il passe devant des boutons pour la politique, la crypto, l’économie, la culture, la météo, l’esport et la technologie, avant de sortir à l’étage dédié au sport.
L’accord LeBron James Polymarket fait suite au départ de DraftKings
James était ambassadeur du site de paris sportifs DraftKings depuis 2024 jusqu’à l’expiration de ce partenariat plus tôt cet été. Il est apparu chez Polymarket quelques semaines plus tard.
Ce changement a de l’importance car les marchés de prédiction détournent désormais les paris des sites traditionnels. Le volume du secteur a dépassé 20 milliards de dollars par mois en janvier, contre environ 1,2 milliard début 2025. James lui-même est devenu un marché cet été, les paris sur sa prochaine équipe ayant généré plus de 245 millions de dollars de volume.
Les règles des ligues encadrent ce qu’il peut promouvoir. La NBA autorise les joueurs à endosser des plateformes de marchés de prédiction, mais leur interdit de promouvoir des contrats liés aux matchs NBA. La NFL et le PGA Tour interdisent totalement de tels partenariats, selon certaines sources.
D’autres athlètes avaient déjà ouvert la voie. Giannis Antetokounmpo est devenu actionnaire de Kalshi plus tôt cette année, ce qui a intensifié la rivalité entre les deux plateformes.
Les ligues ont aussi réagi. Polymarket est devenu le fournisseur officiel de marchés de prédiction de la Major League Baseball, tandis que la NHL a conclu des accords avec les deux opérateurs en octobre 2025.
Des batailles juridiques accompagnent l’essor des paris sportifs
Toutefois, certaines villes et certains États s’opposent à ces évolutions. Baltimore a assigné en justice les deux opérateurs en août, les qualifiant de sites de paris non autorisés. New York a poursuivi Kalshi en juillet pour plus de 36 milliards de dollars. Ces affaires s’inscrivent dans une lutte plus vaste autour des contrats sportifs.
Les investisseurs demeurent pour l’instant indifférents à cette pression. Polymarket a recherché 400 millions de dollars sur une valorisation à 15 milliards en avril, bien au-dessus des 9 milliards atteints en octobre dernier. Intercontinental Exchange, propriétaire du New York Stock Exchange, s’est engagé à investir 2 milliards dans la société.
En parallèle, Polymarket continue d’élargir son offre au-delà de la politique et du sport. La plateforme a ajouté en août des marchés sur les cartes Pokémon.
Les conditions du partenariat restent confidentielles. Cependant, la campagne Polymarket avec LeBron James arrive alors que la saison de football débute, et les prochaines semaines montreront si le charisme de la star parvient à transformer les fans curieux en traders actifs.









