Les altcoins sont “hors-saison” ; un analyste crypto opte pour un portefeuille exclusivement en BTC

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La crise du coronavirus pousse les actionnaires à rechercher des valeurs refuges dans lesquelles garder leurs biens jusqu’à une accalmie. Pour l’analyste crypto Mati Greenspan, cela implique un rééquilibrage de la visibilité actuelle du Bitcoin et d’autres monnaies numériques. 


Le fondateur de QuantumEconomics.io affirme qu’il ne voit plus vraiment d’altcoins sur la fameuse plateforme de trading eToro. En conséquent, il a préféré se reporter à 100% sur le Bitcoin.


Le Bitcoin: la valeur refuge des crypto-monnaies ?

La pandémie du coronavirus a eu un immense impact sur les marchés mondiaux, et les actionnaies s’inquiètent de l’arrivée d’une récession économique.

De même, la nouvelle de l’échec d’un accord entre l’OPEP et la Russie afin de soutenir le prix du pétrole n’a fait qu’exacerber la situation. L’Arabie Saoudite a alors inondé le marché de pétrole brut bon marché, entraînant une chute des prix tout en poussant d’autres marchés dans le gouffre.

Tel que nous l’avions mentionné plus tôt dans la semaine, de nombreux actionnaires se tournent alors vers l’or en cette période incertaine. Et même le Bitcoin, qui selon beaucoup devrait fonctionner en tant que valeur refuge, peine à tenir le coup.

Ces derniers jours, l’actif crypto dominant en capitalisation du marché s’est délesté de plusieurs milliards de dollars. Avant la chute du prix du pétrole, le Bitcoin s’échangeait à environ 8 700 dollars. Aujourd’hui, un seul Bitcoin en coûte environ 7 700.

Le BTC n’est pas la seule monnaie numérique à avoir souffert, cela dit : les prix ont chuté dans l’ensemble du marché.

L’ether, monnaie électronique originaire du réseau Ethereum, a baissé de plus de 18% depuis dimanche dernier. Et la situation est la même chez pratiquement tous les autres actifs électroniques.

Pour le trader et analyste Mati Greenspan, les altcoins sont trop risqués en ce moment. Ainsi, le célèbre observateur du marché crytpo affirme avoir entièrement changé son portefeuille d’eToro en Bitcoin.

Faisant référence à l’incertitude économique causée par le covid-19, M. Greenspan a écrit :

Les altcoins sont hors-saison… […] jusqu’à nouvel ordre.

Les altcoins sont hors-saison…

Face à l’incertitude du coronavirus, j’ai passé mon portefeuille complet d’eToro en BTC, jusqu’à nouvel ordre.

Le BTC est-il vraiment “l’or numérique” ?

En début d’année, le prix du Bitcoin était en hausse, et cette monnaie semblait alors isolée de l’incertitude croissante qui se répandait sur les marchés mondiaux.

Pourtant, il a violemment chuté plus tôt dans la semaine alors que l’or est resté stable, remettant en question pour beaucoup sa réputation “d’or numérique”. Grâce à ses réserves limitées, de nombreux analystes ont affirmé que ce premier actif numérique viable représente une meilleure valeur refuge que le métal précieux.

Naturellement, les détracteurs du Bitcoin en ont profité pour célébrer sa chute. Peter Schiff d’Euro Pacific Capital, notamment, a pris un malin plaisir à déclarer à nouveau que le Bitcoin était fini.

Le Bitcoin n’est plus un actif non-corrélé. Il est corrélé positivement à des actifs risqués tels que l’équité, et corrélé négativement aux actifs de valeur refuge tels que l’or. Lorsque les actifs risqués chutent, le Bitcoin chute encore plus bas, mais lorsqu’ils remontent, le Bitcoin remonte moins qu’eux. Aucun intérêt !

Cela dit, les arguments de M. Schiff sont probablement précipités. Après tout, nous parlons là d’un actif qui n’existe que depuis 11 ans. Avec un prix actuel à plus de 7 700 dollars, il est clair que le marché ne l’a pas encore abandonné.

Il serait assez remarquable que la planète accorde déjà plus de confiance à la politique monétaire du Bitcoin qu’à l’or. Ce métal est après tout vieux de plusieurs milliers d’années en termes de bien monétaire.

Dans leur abject rejet de cette technologie, les sceptiques du Bitcoin tels que Peter Schiff impliquent que nous, humains, avons déjà inventé la monnaie ultime, l’or. L’histoire indique au contraire qu’aucune technologie n’est irremplaçable, pas même la monnaie, lorsqu’une meilleure alternative se présente.

 

Images gracieusement fournies par Shutterstock, Trading View et Twitter.

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Rédactrice en chef, Chef d'équipe. Originaire de Tours, France, et basée à Guadalajara au Mexique depuis 2012, je suis auteure et traductrice assermentée par le Conseil juridique de l'état de Jalisco, spécialisée en traduction de littérature, psychologie/psychiatrie, documents juridiques (US-Mexique) et finances/cryptomonnaies.

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