Avec l’impact du coronavirus sur l’économie globale, pratiquement tous les marchés du monde ont été sérieusement touchés. Alors que les traders recherchent désespérément le meilleur actif dans lequel placer leur argent, la volatilité est devenue monnaie courante.

Connus pour leur incroyable volatilité, le Bitcoin et d’autres actifs crypto ont présenté des mouvements pour le moins extrêmes ce mois-ci. De même, il semblerait que certains actionnaires institutionnels aient rechigné à se lancer dans le trading de Bitcoins face aux derniers aléas du prix.

Un parcours mouvementé pour les traders du Bitcoin

Après avoir monté au début de l’année, le  cours du Bitcoin a pratiquement atteint les 10 400 dollars en février. Depuis, le penchant général s’avère principalement baissier.

Nous avions déjà parlé du rejet d’un accord entre l’OPEP et la Russie en plein cœur de la montée du coronavirus. Ces négociations échouées ont entraîné une survente du pétrole, avec de lourdes retombées sur d’autres marchés. Le Bitcoin n’a pas échappé à cette crise globale : les 12 et 13 mars, la monnaie numérique a subi sa pire chute sur le court terme, passant sous la barre des 4 000 dollars sur certaines plateformes d’échanges.

Depuis, le prix a rebondi et évolue actuellement autour des 6 650 $. Certains analystes pensent que le récent plan de relance des banques centrales du monde entier a inspiré une nouvelle vague d’achats. Cela dit, tel que nous l’avons reporté il y a peu, les stablecoins présentent également un énorme capital en attente. En effet, l’impressionnante capitalisation de marché des monnaies numériques telles que l’USDT et l’USDC montre combien les traders doutent actuellement des prochains mouvements du Bitcoin.

Quelle que soit la prochaine direction du BTC, il faut mentionner une absence notable des contrats à terme des traders, en raison de la grande volatilité du prix. John Todaro, responsable de la recherche de TradeBlock, a expliqué que les volumes de contrats à terme de la CME

, de loin la plus grande plateforme de trading pour les dérivatifs du Bitcoin, se sont considérablement réduits en terme d’échanges de devise au comptant.

“Les institutions sont-elles rebutées par la récente volatilité du Bitcoin ?

Alors que les volumes d’échanges au comptant du Bitcoin (XBT/BTC) atteignent des niveaux supérieurs, le volumes de contrats à termes de CME sont en baisse.”

D’ordinaire, les traders adorent la volatilité

M. Todaro a remarqué que les volume de trading des échanges de crypto-monnaies au comptant, ou spot, n’avaient pas été aussi élevés depuis juillet 2019. C’est durant ce même mois qu’une importante vague de volatilité avait fait grimper le prix du BTC à près de 14 000 dollars. Cela dit, le volume des contrats à terme du Groupe CME n’est pas loin de son minimum depuis la même date.

Le chercheur se demande alors si la récente instabilité du Bitcoin a rebuté les traders institutionnels. Sachant que le Groupe CME n’autorise que les actionnaires accrédités à échanger leurs contrats à terme de Bitcoins et que la plupart des institutions ne pourraient pas échanger de crypto-monnaies dans une industrie particulièrement peu régulée, il s’agit d’une idée assez cohérente.

Face à la volatilité présente au sein des marchés globaux ces derniers temps, les personnes ayant le capital nécessaire pour échanger des contrats à terme en Bitcoins du Groupe CME ont probablement d’autres chats à fouetter. Pourtant, les volumes des contrats à terme ont normalement tendance à enfler en période de grande volatilité.

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