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Quels sont les dangers du métavers ? Les psychologues donnent leur avis

4 mins
Mis à jour par Célia Simon
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EN BREF

  • Comme toute les bonnes choses, il ne faut pas abuser du métavers.
  • Selon des experts, des doses modérées de réalité virtuelle peuvent contribuer à améliorer la santé.
  • L'influence du métavers sur les humains va continuer à s'accroître.
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Les métavers sont devenus une tendance en 2021, laquelle s’est prolongée en 2022 et devrait encore nous accompagner pendant longtemps. Cependant, la sureté mentale d’un séjour prolongé dans le métavers n’a pas été prouvée. L’équipe de BeInCrypto a décidé de chercher à déterminer à quelles conséquences les amateurs de mondes numériques devraient se préparer.

En quoi le métavers peut-il s’avérer néfaste ?

BeInCrypto s’est entretenu avec des experts au sujet de l’impact négatif des métavers sur les humains. Selon nos interlocuteurs, les amateurs d’espaces numériques doivent se méfier d’un certain nombre de répercussions, notamment :

  • Une estime de soi amoindrie.
  • Une dépendance à l’égard du monde virtuel.
  • Une vie sociale perturbée.
  • Une perte de confiance en soi.

Alexander Koridze est psychologue, coach d’entreprise, fondateur et directeur du Self-Consciousness Centre for Psychological and Financial Education. ll estime que les mondes virtuels présentent un certain nombre de menaces. L’expert cite par exemple la “cyber-intimidation”. Selon lui, le harcèlement en ligne peut avoir une influence négative sur l’estime de soi. De même, les outils de réalité virtuelle peuvent renforcer considérablement l’effet de cette “cyber-intimidation”.

Alexander Koridze a également noté que les métavers peuvent entraîner une dépendance. L’expert estime même que la dépendance à l’espace numérique sera plus forte que la dépendance aux jeux vidéo.

“Le séjour prolongé dans des mondes virtuels est lourd de conséquences pour la désocialisation et la perte potentielle de contacts sociaux.”

L’expert estime qu’avec le développement des métavers, l’influence de ces derniers sur la psyché va s’accroître. Il explique son point de vue par le fait qu’avec le développement de la technologie, les mondes numériques seront dotés de fonction susceptibles d’accroître leur impact sur les gens.

Les possibilités des mondes virtuels sont ci-dessous illustrées par la construction de l’univers de métacommunication Meta (anciennement nommé Facebook) :

Veronika Tyurina, psychologue et consultante dans le domaine des relations interpersonnelles, ainsi que coach, membre actif de l’organisation internationale IPACT et Gestalt-thérapeute, a également partagé son opinion sur le métavers avec l’équipe de BeInCrypto Russie.

Au sujet de l’impact négatif d’un usage prolongé de la réalité virtuelle, l’experte a rappelé l’intrigue du film “Surrogates”. Le film montre comment une personne peut perdre la foi en elle-même et en sa valeur en refusant d’accepter la réalité au profit de la vie au sein d’un “corps” de substitut virtuel.

Le métavers a également du bon

Les experts ont cependant souligné que la présence dans les mondes virtuels n’est pas toujours associée à des conséquences négatives. Les espaces numériques, s’ils sont abordés correctement, peuvent en effet apporter de nombreux avantages.

Alexander Koridze estime qu’il est impossible de mesurer l’impact des métavers de manière unilatérale. En effet, les mondes virtuels peuvent avoir un impact variable sur une personne en fonction de son état d’esprit, de son caractère et d’autres nuances. Par exemple, certaines personnes utilisent l’espace numérique pour se faire des amis. D’autres, au contraire, se “noient” dans la réalité virtuelle.

Les interlocuteurs de BeInCrypto ont également noté que les métavers et leurs fonctions sont activement utilisés dans divers types de thérapie.

Réalité virtuelle et santé

En effet, les possibilités des mondes virtuels permettent de lutter contre un certain nombre de problèmes psychologiques. À titre d’exemple, Veronika Tyurina a souligné que les méthodes de réalité virtuelle sont activement utilisées par les psychothérapeutes dans des cliniques en Chine afin de traiter les toxicomanes. Le programme est le suivant :

  • Le patient est équipé d’un casque de réalité virtuelle (RV). De cette manière, la personne est immergée dans la réalité virtuelle créée par les thérapeutes.
  • On montre au patient des situations sensibles, également appelées “triggers”. Par exemple, le ou la toxicomane voit un groupe de personnes faisant la fête dans une boîte de nuit. Ce genre d’image lui donne l’envie d’y participer, ce qui est enregistré par des capteurs fixés sur le corps.
  • Dès que le système détecte une impulsion indiquant le désir du patient de prendre part à la situation, le logiciel de RV déclenche une série d’images vidéo montrant les conséquences possibles de ce mode de vie : souffrir d’un cancer, perdre son emploi, sa famille, etc.

Au cours de la thérapie, le modèle d’association suivant est déclenché : drogues – souffrance. Le schéma aide à “inscrire” cette association de concepts au niveau des réflexes de la personne. Selon l’experte, le modèle fonctionne dans 70% des cas.

Veronica Tyurina a également attiré l’attention sur le fait que la réalité virtuelle peut avoir un effet positif dans la correction des troubles psycho-émotionnels, neurologiques et de la faible estime de soi. Selon elle, ce résultat est possible avec une utilisation dosée et à court terme. Dans le cas contraire, selon l’experte, le psychisme d’une personne devient dépendant du “simulateur” de RV et du désir de s’évader dans le monde virtuel au lieu de rester dans le monde réel et d’y résoudre les problèmes qui lui sont propres.

Alexander Koridze a également rejoint la discussion sur les possibilités de recourir aux mondes numériques pour résoudre les problèmes mentaux. L’expert estime que les métavers, tout comme les jeux vidéo, peuvent également contribuer à renforcer l’estime de soi.

“Lorsqu’une personne joue, sa biochimie, ses sensations et ses sentiments changent. La personne s’associe à son personnage virtuel à tel point qu’elle y transfère ses émotions. Par exemple, lors d’une situation dangereuse dans l’espace numérique, l’adrénaline monte chez la personne qui s’y trouve”, a déclaré M. Koridze.

L’expert a également attiré l’attention sur le fait que les mondes numériques sont utilisés lors de la rééducation des personnes victimes d’accidents vasculaires cérébraux. Les patients peuvent ainsi utiliser les ressources des métavers pour rétablir plus rapidement leur fonction motrice en redirigeant sur eux-mêmes tout ce qui se passe dans l’espace virtuel.

Ci-dessous, on retrouve un exemple de thérapie de RV basée sur les développements du système de thérapie de réalité augmentée pour les personnes souffrant de handicaps physiques :

De plus, comme l’a noté l’expert, le métavers peut aider à combattre les phobies. En effet, au travers de l’espace numérique, les gens peuvent affronter leurs peurs au sein d’un environnement sécurisé.

En résumé

Veronika Tyurina a résumé le plus fidèlement possible la discussion sur l’influence que peuvent avoir les métavers sur les gens :

“Si nous faisons une analogie avec la vie réelle, nous pouvons avancer la chose suivante : l’univers virtuel, à petite dose, est un remède. À forte dose, il s’agit d’un poison. Il ne faut surtout pas abuser des mondes numériques.

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