Le gouverneur de la Banque centrale française a plaidé avec vigueur pour la création d’un euro numérique. Il indique qu’il existe une fenêtre de 1 à 2 ans.

La plupart des discussions sur les cryptomonnaies des banques centrales (CBDC) sont le plus souvent réservées. François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, a prononcé un discours engagé en faveur d’un euro numérique lors de la conférence virtuelle de la Bundesbank :

Laissez-moi être clair : nous ne pouvons pas nous permettre de prendre du retard sur la CBDC (Central Bank Digital Currency).

Deux risques majeurs

Il a indiqué un délai d’un ou deux ans pour une décision concernant une cryptomonnaie de Banque centrale. Selon le gouverneur, les GAFA ont l’ambition de créer un système monétaire pouvant mettre à mal la souveraineté de l’euro.

Le gouverneur a également identifié un second risque, à savoir, le lancement d’une cryptomonnaie nationale (CBDC) par un autre pays sans coordination internationale. Une CBDC pourrait s’étendre au-delà des frontières du pays émetteur et un modèle de CBDC pourrait s’imposer.

Banque de France dans les starting-blocks

Le gouverneur propose un euro numérique avec une forte participation du secteur privé tout en restant interopérable avec l’Initiative Européenne des Paiements (IEP).

En juillet, l’IPE a été lancée par 16 banques commerciales européennes pour créer une solution unifiée de carte de paiement et de portefeuille numérique dans toute l’Europe et remplacer les systèmes de cartes nationales.

La Banque de France a dévoilé en juillet, la liste des entreprises retenues pour lancer les expérimentations autour d’un euro numérique. Après son appel à candidature, 8 candidats avaient été retenus.

Les expérimentations proposées par les candidats retenus permettront d’explorer de nouvelles modalités d’échange d’instruments financiers (hors cryptomonnaies) contre de la monnaie de banque centrale.