Binance : l’obtention de la PSAN remise en question

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EN BREF
  • Selon une eurodéputée, l'obtention de la licence PSAN pour Binance serait une grossière erreur.

  • L'avenir de la plateforme d'échange pourrait donc être compromis.

  • Malgré la remise en question de sa légitimité, Binance continue de croître au sein de la crypto sphère.

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La plateforme Binance serait-elle dangereuse pour les consommateurs ? De nouveaux doutes pèsent sur la société de Changpeng Zhao et menacent sa présence en France.

La remise de la PSAN pourrait être une erreur

Depuis le printemps dernier, la plateforme d’échange Binance met un point d’honneur à copiner avec la France. Installée à Paris depuis peu, la société de Changpeng Zhao souhaite gagner le cœur de la population, au sein d’un pays considéré comme favorable à l’industrie. Elle s’est même pliée de bonne grâce aux exigences de l’AMF afin d’obtenir la précieuse licence PSAN.

Plus récemment, Binance a même suspendu certains de ses services afin de mieux s’aligner avec la législation française.

Depuis, Binance semble s’emparer du monde et bien peu de gens osent remettre sa légitimité en cause. C’était pourtant sans compter la présence d’Aurore Lalucq, une eurodéputée française qui n’entend pas les choses de cette oreille. Selon elle, l’AMF aurait fait une énorme erreur en donnant son approbation au géant de la crypto. Pire encore : ce serait grâce à une législation encore défaillante que Binance aurait pu obtenir la licence. Sans cela, l’entreprise aurait peut-être trouvé porte close.

Dans une lettre envoyée à l’AMF, Aurore Lalucq n’a pas caché son scepticisme. En effet, de nombreux pays européens ont refusé de légitimer la présence de Binance sur leur territoire pour des motifs de transparence : la plateforme d’échange ne protégerait pas assez ses consommateurs. Seule la France a accueilli l’entreprise sans poser de questions. Pour l’eurodéputée, cet acte serait une preuve de négligence de la part de l’AMF. Elle demande donc à l’organisme de revenir sur sa décision.

Cette décision de l’AMF est surprenante et même inquiétante… d’autant plus que de nombreux autres superviseurs, et non des moindres, ont déjà refusé de donner à Binance toute forme d’enregistrement ou d’approbation.

Extrait d’une lettre d’Aurore Lalucq envoyée à l’AMF pour contester la remise de la PSAN à Binance
Source : compte Twitter d’Aurore Lalucq

Pendant ce temps, Binance continue d’avancer

Si les déclarations d’Aurore Lalucq font des remous au sein de la crypto sphère, Binance reste très discret concernant cette remise en question. Selon Financial Times, l’entreprise a seulement renouvelé son souhait de satisfaire les exigences de la France. Ainsi, si d’autres conditions doivent s’ajouter pour permettre à Binance de garder sa licence, tout sera mis en place pour aller dans ce sens.

En d’autres termes, la plateforme d’échange ne compte pas quitter la France de sitôt et continue de clamer à qui veut bien l’entendre qu’elle compte miser à fond sur l’entreprenariat français. En collaborant, les entreprises du pays et la plateforme pourraient faire de la France un nouveau paradis de la crypto.

Source : compte Twitter de Binance

Le monde ne cesse cependant pas de tourner pour le géant de la crypto, puisque Binance devrait bientôt être introduit en bourse. Entre les futures régulations et les exigences de la bourse, Changpeng Zhao va avoir beaucoup de travail pour garder son entreprise en phase avec les demandes des différents gouvernements.

L’introduction de Binance est une bonne nouvelle pour la crypto, puisque celle-ci commence enfin à se démarquer parmi d’autres secteurs, mais peut être également une mauvaise chose. En effet, si les cryptomonnaies ont été créées comme une alternative du système monétaire traditionnel, n’est-ce pas ironique de s’en rapprocher autant ?

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Après avoir parcouru le monde en tant qu'artiste, Laure Elizabeth a décidé de se poser et de se plonger dans le monde de la cryptomonnaie. Basée en France, elle compte plusieurs années d'expérience dans le journalisme et la traduction dans différentes langues. Elle se consacre désormais à informer le public des dernières nouvelles du secteur.

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