Le CEO de Polygon, Marc Boiron, affirme que les congés du personnel lui font mal. Son post sur X a rapidement divisé l’industrie crypto en quelques heures.
Le patron de Polygon Labs a reconnu privilégier la rapidité au repos. Certains détracteurs ont qualifié cela de mentalité « fiat », ce à quoi Boiron a répondu par une leçon sur la culture Bitcoin.
Le CEO de Polygon déclenche une réaction rapide de la communauté
Boiron a écrit qu’il se sent partagé chaque fois qu’un membre de l’équipe s’absente. Il souhaite sincèrement que chacun puisse se détendre avec sa famille. Cependant, il ne supporte pas l’idée qu’un concurrent puisse aller plus vite.
Il a confié que les congés « me font tellement mal » et a admis qu’il avait du mal à reconnaître cette préférence. Au final, il privilégie le rythme à la pause.
Le timing a exacerbé les réactions. Polygon Labs a réduit près de 30 % de ses effectifs en janvier. L’entreprise a ensuite procédé à une nouvelle réduction du personnel en juillet alors qu’elle se tournait vers les paiements en stablecoin.
Ces deux vagues de licenciements s’inscrivent dans un virage plus large du secteur vers la rentabilité. De nombreux lecteurs ont donc analysé le post à travers ce prisme.
Un partisan de Bitcoin sur X a rejeté cette vision, la qualifiant de mentalité « fiat ». Il a aussi traité Boiron de « shitcoiner » et lui a conseillé de réfléchir à ce qui possède réellement de la valeur.
Pourquoi il a répondu par une leçon sur Bitcoin
Boiron a répliqué en mettant en avant ses références. Il a indiqué avoir été investisseur, conseiller et avocat de premier plan pour des entreprises que les maximalistes Bitcoin admirent. Il affirme également mieux connaître ces fondateurs que ses détracteurs.
« Avant d’être un “shitcoiner”, j’ai été investisseur, conseiller et avocat dès les débuts pour certaines des entreprises les plus bitcoin maxi que les bitcoiners adorent… Ils comprennent que Bitcoin prend de la valeur avec le temps, donc en obtenir davantage devient en réalité plus difficile au fil du temps », Marc Boiron, CEO de Polygon Labs, sur X
Son argument repose sur la rareté. Les bitcoiners protègent chaque pièce, car il devient de plus en plus difficile d’en obtenir avec le temps. Selon lui, ils maximisent donc le temps consacré à travailler sur Bitcoin.
Cette lecture de la culture reste débattue. Les maximalistes se sont publiquement opposés cette année lors de la première vente de BTC de Saylor, révélant de véritables désaccords sur la Strategy.
Polygon a lui-même du dynamisme à préserver. POL, le jeton natif du réseau, s’échange autour de 0,095 $ et se classe au 71e rang par capitalisation. Sa capitalisation boursière dépasse à peine le milliard de dollars.
Le token a progressé d’environ 25 % sur le dernier mois. Toutefois, le rallye s’est essoufflé après un pic proche de 0,125 $ fin août, et POL évolue latéralement depuis.
Boiron ne montre aucun signe d’adoucissement de son discours. La question la plus épineuse se pose désormais au sein de Polygon Labs, et non sur X. Les équipes internes décideront si cet échange est perçu comme une marque de franchise ou comme une forme de pression.









