Les experts craignent le retour de la crise de 1979 mais ils sont loin d’être au bout de leurs peines ! Vingt ans après Lehman Brothers, les voix de la finance s’élèvent à nouveau : et si les signes d’un nouveau krach mondial étaient déjà sous nos yeux ?
Les signes de la crise de 2008 sont là
Près de vingt ans après l’effondrement de Lehman Brothers, certains experts économiques voient poindre les mêmes signaux d’alerte. Pour l’ancien vice-président de la banque, Lawrence McDonald, plusieurs indicateurs actuels rappellent l’atmosphère qui précédait la crise financière de 2008.
Dans une récente interview accordée à David Lin, il évoque une hausse des incidents liés au crédit privé, la faiblesse croissante des secteurs de l’intelligence artificielle et des logiciels, et un climat d’exubérance sur les marchés que Wall Street minimise.
Selon McDonald, ces tensions pourraient révéler un risque systémique masqué, similaire à celui qui avait précipité la faillite de Lehman Brothers. Il invite les investisseurs à se méfier des discours trop rassurants et à suivre des analyses indépendantes, loin des grandes institutions financières.
Cette prudence rejoint celle du patron de JPMorgan, Jamie Dimon, qui dénonce depuis plusieurs mois les pratiques de prêt risquées évoquant les excès de crédit des années 2000.
Un géant pourrait tomber
Face à cette inquiétude, Robert Kiyosaki, auteur du célèbre Rich Dad Poor Dad, adopte un ton encore plus alarmiste. Il prédit une nouvelle crise financière majeure, allant jusqu’à pointer du doigt BlackRock comme le prochain géant susceptible de tomber, à l’image de Lehman Brothers en 2008.
Selon lui, la cause profonde de la Grande Récession, un système fondé sur l’endettement massif et la création artificielle de richesse, n’a jamais été corrigée. Il assure que le krach à venir sera « encore plus violent », d’autant que BlackRock aurait récemment limité les retraits de son fonds de crédit privé, sous la pression conjuguée d’une crise du crédit et de tensions géopolitiques entre les États-Unis, Israël et l’Iran, qui perturbent l’approvisionnement en pétrole.
Fidèle à son discours de prudence financière, Kiyosaki recommande de diversifier les placements en misant sur les cryptomonnaies (Bitcoin, Ethereum) et les valeurs refuges comme l’or, l’argent ou le pétrole. Il conseille même d’acheter du « junk silver », ces petites pièces d’argent accessibles à tous. L’investisseur reconnaît toutefois ne pas être certain de sa prédiction, espérant « avoir tort ». Mais il avertit : si BlackRock venait à s’effondrer, les retraites mondiales, notamment celles des baby-boomers, en subiraient un choc brutal.
Ses critiques, eux, rappellent que Kiyosaki prévoit des crises depuis des années sans qu’elles ne se produisent. Pourtant, avec la montée des risques de crédit et la nervosité des marchés, la question reste sans réponse : revivra-t-on une nouvelle crise financière à la 2008 ?
La morale de l’histoire : quand Wall Street éternue, le monde attrape encore la crise.