Un ancien cadre de Ripple perd une clé Bitcoin valant 220 millions de dollars

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EN BREF
  • Un ancien cadre de Ripple Labs aurait perdu plus de 7 000 BTC.

  • Il affirme que cette expérience a entâché sa vision d'un système sans banques.

  • On estime que 20% des bitcoins existants seraient irrémédiablement perdus.

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Stefan Thomas, d’origine allemande et ancien cadre de Ripple Labs, a presque certainement perdu plus de 7 002 bitcoins (BTC), d’une valeur de plus de 220 millions de dollars.

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Le programmeur, qui vit à San Francisco, doit peiner à trouver le repos malgré les tokens XRP qui lui ont été remis en 2012 et dont la valeur est inconnue.

L’angoisse d’une perte de 220 millions de dollars

Le parent en vous souffle-t-il “garde une copie papier de tout” ? Cela dit, peu de gens regrettent de ne pas avoir écouté ce conseil autant que Stefan Thomas. Selon le New York Times, M. Thomas, qui détenait les clés privées de son wallet Bitcoin à l’intérieur d’un disque dur IronKey, ne se souviendrait pas du mot de passe.

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Le disque externe IronKey est spécialement protégé par un mot de passe et bloque automatiquement l’utilisateur après dix tentatives ratées, cryptant pour toujours les données qu’il contient. Stefan Thomas a déjà effectué huit tentatives (avec ses mots de passe les plus courants) et il ne lui en reste plus que deux.

Il reste deux essais à Stefan Thomas pour retrouver un mot de passe d’une valeur d’environ 220 millions de dollars. Il s’agit là de l’une des nombreuses personnes qui se retrouvent privées de leur fortune en Bitcoin : le montant des fonds verrouillés dans des portefeuilles numériques perdus ou bloqués est estimé à 140 milliards de dollars.

Malheureusement, le programmeur qui vit maintenant en Californie a perdu le papier sur lequel il avait écrit ses mots de passe.

Bien qu’il apprécie la technologie, le fait de savoir qu’il possède des centaines de millions de dollars en BTC, mais qu’il ne pourrait jamais toucher, le ronge constamment. Il a déclaré qu’il élaborera un plan pour libérer ses bitcoins, mais qu’il n’en sera que plus déçu lorsqu’il se rendra compte qu’il ne fonctionnera pas.

Cette expérience a entâché l’idée qu’une personne puisse devenir sa propre banque, ce qui était la vision “originale” du livret blanc de Satoshi Nakamoto.

“Cette idée d’être votre propre banque… Laissez-moi vous dire : faites-vous vos propres chaussures ?” a déclaré M. Thomas.

“La raison pour laquelle nous avons des banques est parce que nous ne voulons pas nous occuper de toutes ces tâches que les banques réalisent.”

Des dépositaires Bitcoin comme solution alternative

Il existe pourtant certaines solutions intermédiaires. Certains ont par exemple recours à des dépositaires assurés, tels que BitGo. D’autres placent leurs clés privées dans des dossiers opaques, répartis dans différents coffres-forts, puis dans un pays entier (comme l’ont fait les jumeaux Winklevoss, tel que décrit dans le livre Bitcoin Billionaires).

Pourtant, un grand nombre de personnes qui souhaitent que leurs bitcoins soient accessibles par mot de passe ont alors recours aux exchanges. Les exchanges sont toutefois exposés au risque de piratage, le plus tristement célèbre étant Mt.Gox. À moins de disposer d’une sorte d’ordinateur quantique futuriste, il est presque impossible de pirater un cold wallet de stockage hors ligne.

Une histoire courante pour la communauté Bitcoin

Stephan Thomas n’est pourtant pas le seul.

On estime que 20% des bitcoins existant actuellement sont inaccessibles. Soit les clés privées ont été perdues à jamais, soit elles se trouvent dans des wallets qui n’ont jamais été touchés et pourraient en fait appartenir à Satoshi Nakamoto lui-même.

Un autre cas de ce genre est celui de Gabriel Abed, un entrepreneur de la Barbade. M. Abed a perdu environ 800 bitcoins lorsqu’un collègue a reformaté un ordinateur qui contenait ses clés privées.

Heureusement pour lui, il ne s’agissait que d’une petite fraction des BTC qu’il possédait. L’homme d’affaires a récemment acheté une propriété en bord de mer d’une valeur de 25 millions de dollars.

M. Thomas admet cependant qu’il a eu de la chance : il a gardé suffisamment de bitcoins pour avoir plus d’argent qu’il ne sait en faire.

Il dirige maintenant la startup Coil, qui travaille avec la Fondation Bill et Melinda Gates.

Quant au disque dur d’IronKey, il reste sous clé dans un lieu sécurisé. Et Stefan Thomas ne dira pas où il se trouve.

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Harry Leeds est un auteur, rédacteur et journaliste qui a passé beaucoup de temps dans les pays de l'ancienne URSS à couvrir les thèmes de l'alimentation, la crypto-monnaie et des soins de santé. Il traduit également de la poésie et édite le magazine littéraire mumbermag.me.

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