La Chine fait-elle pression sur Hong Kong pour sa réglementation crypto ?

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EN BREF
  • La nouvelle réglementation de Hong Kong auraient probablement été poussées par la Chine.

  • Ces régulations pourraient limiter le trading pour les investisseurs professionnels.

  • D'importantes plateformes d'échange ont déjà déménagé vers des juridictions plus tolérantes.

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Il existe un adage dans le milieu crypto : “Vous savez que c’est un bull run quand la Chine interdit à nouveau Bitcoin“. Cette fois, c’est Hong Kong qui a resserré l’écrou, mais semble agir dans l’ombre de son voisin écrasant. En conséquence, bon nombre d’échanges parmi les plus importants du monde pourraient être affectés.

Comme l’a rapporté BeInCrypto le 3 novembre, les régulateurs financiers de Hong Kong ont annoncé que toutes les plateformes de négociation de cryptomonnaie seraient bientôt réglementées, qu’elles négocient des titres ou non.

Cette nouvelle fait suite à d’autres mesures de répression en Chine, alors que le régime se rapproche du lancement officiel de sa propre monnaie numérique de banque centrale (CBDC), ou monnaie numérique/paiement électronique (DCEP), comme elle y est appelée.

La Chine a été largement anti-crypto, mais Hong Kong a longtemps été une plaque tournante pour l’industrie. En effet, plusieurs des plus grands exchanges du monde tels que Binance, OKEx, et Huobi y ont des bureaux.

Les régulations de Hong Kong pourraient “paralyser la crypto”

Adam Cochran, associé de Cinneamhain Ventures, a examiné de plus près la situation. Il a notamment expliqué ce qu’implique une licence de la Securities and Futures Commission (SFC) pour certaines des plus grandes sociétés de crypto et des exchanges de la planète.

Ainsi, comme annoncé hier soir, Hong Kong exigera que les exchange de cryptomonnaie obtiennent une licence SFC/SFO.
Hong Kong compte les siège d’opérations des plus grands exchanges crypto (Huobi OKEx, FTX, BitMex et Binance)

Voici donc quelques explications ce que signifie la licence SFC.

L’autorisation proposée est divisée en catégories qui comprennent les titres, les contrats à terme, le forex, la négociation automatisée et la marge, dont aucune ne s’appliquait auparavant à la voie “opt-in” pour les entreprises offrant des services de crypto-négociation.

M. Cochran a ajouté que la SFC a changé d’avis par rapport à sa position précédente, affirmant qu’elle n’avait pas le pouvoir d’accorder une licence ou de superviser une plateforme qui ne négocie que des actifs ou jetons virtuels non sécurisés.

Le point principal étant que la nouvelle réglementation ne concerne que les investisseurs professionnels dont la valeur nette est supérieure à 8 millions de dollars HKD (1 million de dollars US). M. Cochran a poursuivi de la sorte :

Cela paralyserait la crypto-monnaie car la plupart de ces exchanges s’adressent aux consommateurs. La clause relative aux investisseurs professionnels est encore plus restrictive que la politique américaine en matière de devises crypto.

Cela comporte également des implications de connaissance du client, car certains exchanges comme Binance permettent des retraits de certains montants sans vérification d’identité. Cette situation pourrait changer si les nouvelles réglementations sont assorties d’exigences générales en matière de connaissance du client.

Bras de fer avec la Chine

M. Cochran a ajouté que ce changement soudain semble découler de l’influence croissante de la Chine à Hong Kong et des inquiétudes concernant la crypto-monnaie, utilisée afin de faire partir de l’argent du continent.

Kelvin Koh, partenaire du Spartan Black Group, a laissé entendre que la Chine cherche probablement à ouvrir la voie à sa propre monnaie numérique de banque centrale (CBDC) et ne tolérera aucune autre :

Le moment choisi pour la répression chinoise des opérations de gré à gré et des changes n’est pas une coïncidence. Le gouvernement chinois envoie un message fort quant à sa position sur les cryptomonnaies autres que le DCEP.

Un récent post sur Twitter par LongHash Data affirme que les médias d’Etat en Chine ont rapporté que la vente d’actifs crypto achetés avec du yuan pour retirer des devises étrangères pourrait être considérée comme du blanchiment d’argent, et vice versa :

NOUVELLE : Les médias d’État chinois suggèrent que la vente de crypto achetée avec des RMB pour retirer des devises étrangères pourrait être considérée comme du blanchiment d’argent, tout comme la vente de crypto achetée avec des devises étrangères pour retirer des RMB. 

De nombreux exchanges de taille ont peut-être déjà anticipé cette répression de la Chine et ont déjà déplacé leurs sièges sociaux vers des lieux au climat plus accueillant, comme Malte et Singapour.

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