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Ledger se soulève contre les restrictions européennes

3 mins
Mis à jour par Matias Calderon

EN BREF

  • La licorne française Ledger met l'Union Européenne en face de la réalité de la blockchain et propose quelques solutions.
  • Néanmoins, la France ne semble pas prête à s'opposer aux régulations.
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Les restriction européennes ne cessent d’inquiéter la crypto sphère. Après la parution d’une lettre rédigée par les acteurs de l’industrie, c’est à Ledger de faire passer un message.

Les restrictions de la crypto sont un danger pour l’industrie

Pour Ledger, les restrictions européennes sont une très mauvaise nouvelle pour le secteur. Afin de faire entendre sa voix, la licorne française publie une proposition politique afin de permettre à l’Union Européenne de revenir sur sa décision. Intitulé Comment l’UE peut-elle gagner le Web3 ?, le document fait état de quatre solutions qui pourraient facilement être mises en place pour atténuer le frein que constituent les nouveaux textes de loi.

Ces derniers constituent tout d’abord une menace pour l’indépendance financière de la population. Alors que la plupart des cryptomonnaies répondent à un idéal de prospérité et à une certaine liberté de dépenser son argent dans un écosystème étranger à celui que l’on utilise traditionnellement, les restrictions européennes rendent les transactions toujours plus difficiles.

Les échanges de crypto-monnaie seraient tenus de collecter des quantités sans précédent d’informations privées sur toute partie à une transaction avec un échange – clients et non-clients – qui seraient finalement presque tous les citoyens de l’UE utilisant la crypto-monnaie ou des actifs numériques. Même pour les petites transactions entre amis, voisins, membres de la famille ou petites entreprises, les échanges seraient nécessaires pour collecter et vérifier les noms, adresses, informations de passeport et plus encore, de chaque participant.

Extrait de la proposition de Ledger concernant les restrictions européennes

Destiné à combattre le blanchiment d’argent et à protéger les consommateurs d’éventuelles arnaques, le règlement européen sur les transferts de fonds s’acharne à tort sur la blockchain. Encore assombrie par son image de “monnaie des criminels”, la crypto ne représente pourtant qu’une infime partie des blanchiments d’argents dans le monde. De même, selon Ledger, la surveillance mise en place violerait la vie privée des utilisateurs. Quant aux données qui seront collectées par ce biais, elles risquent d’être piratées au même titre que d’autres informations confidentielles avant elles, exposant la population à davantage de dangers.

Afin d’atténuer les désavantages que tous ces faits exerceraient sur l’industrie de la cryptomonnaie, la licorne française propose 4 solutions alternatives :

  • Ne retracer que les transactions de gros montants
  • Coopérer avec des experts de la crypto pour mieux adapter la réglementation à la réalité de la blockchain
  • Repenser les textes de loi en mettant la compétitivité de l’Union Européenne au premier plan
  • Investir dans une meilleure protection des données des utilisateurs

Malgré tout, la France veut rester garante des restrictions

A cheval entre le monde de la cryptomonnaie et le monde des monnaies fiduciaires, la France porte une lourde responsabilité dans l’adoption des restrictions. A la présidence de l’Union Européenne, le pays des droits de l’homme doit faire la part des choses entre les exigences des deux secteurs. Loin de s’opposer au règlement européen sur les transferts de fonds, on souhaite au contraire adopter ce dernier au plus vite.

En tant que présidente du Conseil européen, la priorité de la France est d’aboutir à un accord équilibré qui protège les consommateurs, encadre les risques d’anti-blanchiment d’argent, tout en garantissant l’attractivité et l’innovation de l’Union européenne. La France portera le mandat que lui donneront les 26 autres Etats-membres, en vue d’aboutir à un accord politique avec le Parlement et la Commission d’ici la fin du mois de juin.

La Direction Générale du Trésor français dans un entretien avec Numerama

La crypto sphère devrait donc être fixée sur son sort avant l’été prochain. Nous saurons donc si les propositions de Ledger ont été reçues favorablement par l’Union Européenne.

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