Encore une fois, la France met les bouchées doubles sur les paiements crypto ! Dans une petite supérette d’Arcachon, Bitcoin n’est plus une monnaie d’avenir, mais un moyen concret de faire baisser la facture.
Arcachon met Bitcoin à l’étrier
À Arcachon, les paiements crypto s’imposeht comme une alternative audacieuse. Au Carrefour Express du quartier de la Chapelle, son gérant, Christophe Martinez, a choisi d’accorder 20 % de remise à ses clients réglant leurs achats en BTC. Une décision rare, motivée autant par conviction que par stratégie économique.
Déjà adepte de la cryptomonnaie depuis un an, le commerce franchisé a d’abord utilisé la solution Lyzi, qui convertissait les jetons reçus en euros. Désormais, le supermarché passe par le Lightning Network, un réseau de seconde couche qui assure des transactions quasi instantanées en satoshis. Fait notable : les BTC perçus ne sont plus vendus. Le gérant a opté pour une gestion en auto-garde dans l’objectif d’alimenter une réserve Bitcoin à long terme.
SponsoredDans une vidéo TikTok, Christophe Martinez affirme vouloir protéger son commerce de la dévaluation des monnaies traditionnelles et s’inscrire dans une perspective d’avenir inspirée du créateur du BTC, Satoshi Nakamoto.
D’après BTC Map, huit autres magasins franchisés Carrefour acceptent déjà la crypto, surtout en Normandie. Mais celui d’Arcachon reste à ce jour le seul à proposer une remise directe aux utilisateurs, incarnant une véritable expérimentation locale de la finance décentralisée.
L’incitation, le secret du succès ?
Pourtant, cette initiative demeure isolée dans le groupe Carrefour. Selon l’enseigne, seules quelques franchises testent les paiements en cryptomonnaies, alors que la majorité des consommateurs préfèrent toujours la carte bancaire ou les espèces.
D’autres acteurs du commerce, tels que Printemps, semblent faire de même constat et user de la même stratégie pour amener les choses à évoluer. Le groupe a récemment proposé 5 % de remise sur tout achat payé en cryptomonnaies dans treize enseignes françaises.
Pourtant, ce ne sont pas les opportunités ni les possibilités qui manquent, à l’heure où plus de 80 commerçants de la Côte d’Azur acceptent désormais les paiements crypto via Binance Pay et que l’idée fait son chemin dans les grandes villes de la Métropole.
Trois freins peuvent être tenus responsables de la situation. Si l’ADAN indique qu’un Français sur quatre se dit favorable au développement des paiements crypto, de nombreux obstacles subsistent : la nouveauté du procédé, l’apprentissage que la population doit faire, et surtout la fiscalité, qui impose de déclarer chaque transaction. Malgré ces limites, la conviction de Christophe Martinez à Arcachon illustre une tendance plus large : celle d’une économie locale qui teste, à petite échelle, les usages du BTC comme levier d’attractivité et de fidélisation.
La morale de l’histoire : qui risque un Bitcoin récolte parfois une réduction.