Binance a publié un cadre de recommandations pour les market makers, soulignant les signaux d’alerte, ou red flags, tout en établissant des attentes claires pour les projets de jetons qui collaborent avec des fournisseurs de liquidité.
Ce cadre identifie six comportements spécifiques qui signalent un risque accru. Parmi ceux-ci :
- Ventes de jetons qui ne respectent pas les plannings de déblocage des jetons prévus
- Ordres de vente à sens unique et persistants sans activité d’achat correspondante
- Pression répétée à la vente, avec peu ou pas d’activité d’achat en face
- Dépôts ou ventes de grande ampleur simultanément sur plusieurs exchanges
- Volume d’échange élevé sans variation de prix majeure, ce qui suggère des opérations de wash trading
- Fortes variations de prix causées par un carnet d’ordres peu profond ou une liquidité réduite
- Un volume d’échange qui n’est pas soutenu par une profondeur réelle du carnet d’ordres
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Binance a également défini des attentes précises pour les projets au moment du listing. En effet, les équipes doivent communiquer à l’exchange l’identité de leur market maker, l’entité juridique concernée et les termes de leur contrat.
Les accords avec les market makers doivent définir les rôles, les paramètres de trading et les mesures de conformité. De plus, les contrats de prêt de jetons doivent préciser les utilisations autorisées.
« Les modèles de partage de profits et les modèles de profits garantis avec les market makers sont interdits, et les accords de prêt de jetons doivent clairement définir les utilisations autorisées des jetons », peut-on lire dans le blog.
L’exchange a également précisé qu’il surveille en permanence les opérations de market making afin de maintenir des standards exigeants et qu’il réagira rapidement et fermement à toute infraction. Cela comprend l’exclusion définitive des market makers qui ne respecteraient pas ses règles, car la protection des utilisateurs et l’assurance d’un écosystème de trading fiable et équitable restent, selon ses propos, sa priorité absolue.
En parallèle, cette publication a lieu quelques mois après le flash krach du 10 octobre qui a effacé environ 19 milliards de dollars de positions à effet de levier sur les marchés crypto, et suite auquel de nombreux acteurs ont accusé Binance de manipulation présumée.
Cependant, Binance nie toute faute. L’ancien PDG de Binance, Changpeng Zhao (« CZ »), a par ailleurs qualifié d’« invraisemblables » les accusations selon lesquelles l’exchange serait à l’origine de ce crash.
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