La Banque de France rejoint une fondation blockchain

Mis à jour par Célia Simon
EN BREF
  • La Banque de France est devenue membre d'une fondation blockchain, avec toutefois des objectifs bien spéciaux.
  • Pendant ce temps, les CBDC gagnent du terrain en Europe, s'alliant même avec de grands noms de l'industrie.
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La Banque de France vient de devenir membre de la fondation blockchain Hyperledger. Toutefois, les motivations de celle-ci pourraient ne pas être favorables pour la crypto.

La Banque de France trouve un intérêt à la blockchain

Alors que la France ne cesse de renouveler son intérêt pour la blockchain, notamment par l’intermédiaire du nouveau ministre du numérique, les banques suivent le mouvement. En effet, les services crypto proposés par les établissements traditionnels se diversifient et la Banque de France n’est pas étrangère au phénomène.

En effet, celle-ci vient de rejoindre la Hyperledger Foundation. Destinée à offrir un écosystème de création de solutions blockchain pour les entreprises, la fondation permet aux développeurs et acteurs de l’industrie de collaborer ensemble. En devenant membre, la Banque de France participe à la mise en place de l’Hyperledger Global Forum 2022 où elle est intervenante.

L’événement, qui se tient en ce moment même à Dublin, rassemblerait diverses entreprises et autorités intéressées par la technologie blockchain. Toutefois, pour la Banque de France, pas question de s’incliner devant Bitcoin et les autres cryptomonnaies. Il semblerait en effet que l’autorité soit uniquement intéressée par la blockchain afin de développer sa CBDC.

Selon le communiqué de presse de la Hyperledger Foundation, la BDF aurait participé à un panel dédié à ces derniers hier. L’ouverture des grandes banques à la crypto ne pourrait donc pas être au programme pour l’instant.

Source : compte Twitter de Karen Ottoni

Les CBDC gagnent du terrain en Europe

La Banque Centrale Européenne a fait part plusieurs fois de son inquiétude concernant la popularité des cryptomonnaies. Une crainte partagée par l’ONU, pour qui les monnaies numériques seraient la porte ouverte au détournement d’argent. Alors que l’Union Européenne planche encore sur les régulations crypto à venir, certaines banques partent à l’assaut de l’industrie. Si la mise en place d’un euro numérique est encore en discussion, de nombreux pays n’ont pas attendu pour proposer leur propre monnaie.

Au printemps dernier, la Banque centrale de Norvège avait annoncé le développement de sa CBDC par l’intermédiaire de l’infrastructure Ethereum. De même, Ripple participerait bientôt à un programme de développement de monnaies numériques en accord avec le gouvernement américain. Une aide qui pourrait s’avérer précieuse à la Bank of America et qui pourrait mener à l’avènement plus rapide que prévu d’un CBDC dans le pays de l’oncle Sam. Seul le Royaume-Uni aurait préféré la mise au point d’une telle pièce en dehors de la blockchain.

Quoi qu’il en soit, les Banques Centrales semblent avantageusement tirer parti de cette technologie, avec des alliés tels que Ripple ou encore Ethereum. Dans un futur lointain, on pourrait imaginer une transformation de l’industrie où celle-ci trouverait de la continuité dans les CBDC. Pour l’heure, la compétition entre Bitcoin et la finance traditionnelle est toujours d’actualité.

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