Pourquoi les médias classiques ne comprennent-ils pas la cryptomonnaie ?

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EN BREF
  • Depuis 2016, la cryptomonnaie a gagné en attention médiatique.

  • L'actif n'est pas forcément bien compris par les medias classiques.

  • Éduquer les individus sur les cryptomonnaies sera nécessaire pour une adoption massive en France.

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Il est indéniable que la cryptomonnaie s’est progressivement retrouvée au centre de l’attention des médias, surtout depuis 2016. Avec une couverture initiale négative envers les cryptomonnaies, les médias modernes commencent à être de plus en plus convaincus par l’idée de la crypto, mais restent très sceptiques sur cette classe d’actif.

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Une couverture médiatique discutable

La couverture de la cryptomonnaie par la majorité des médias français a été assez discutable jusqu’à présent, car elle n’est pas toujours objective. Il est compréhensible qu’il puisse y avoir du scepticisme à propos de quelque chose, en particulier de quelque chose qui n’est contrôlé par aucune entité, ni même par le gouvernement. Cependant, il faut comprendre que la cryptomonnaie nécessite une certaine quantité de connaissances ou d’expertise pour être pleinement comprise. Bitcoin est très différent d’Ethereum et Ethereum est très différent de Dogecoin, etc. Ainsi, les personnes couvrant le sujet doivent d’abord comprendre la technologie blockchain, le concept de finance décentralisée, et avoir une connaissance approfondie de chaque cryptomonnaie pour présenter une description objective de l’espace. Avant 2016 et encore à ce jour, de nombreuses personnes ont décidé de présenter la cryptomonnaie sous un seul aspect: le blanchiment d’argent.

Il n’est pas possible de couvrir l’entier section crypto sous un seul angle, et la majorité des personnes en France en sont maintenant conscientes. Alors que 14% de Français se disent prêts à acheter du bitcoin en 2021, nous pouvons certainement remarquer que la cryptomonnaie a gagné en popularité et est donc appelée à être adoptée par les masses dans un avenir proche. En revanche, on pourrait conclure que la France a été assez lente par rapport à ses pays voisins, et manque toujours de traction objective par rapport à la cryptomonnaie. On peut cependant considérer que ces 14% des Français prêts à acheter du Bitcoin en 2021 est un pourcentage encourageant, bien que les particuliers aient besoin de comprendre cette classe d’actifs avant d’y investir. Il est impossible de reprocher aux Français de ne pas adopter cette classe d’actif précocement, car il faut d’abord éduquer le public et le laisser décider sur la base de preuves factuelles, ce qu’il pensera de l’actif.

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La cryptomonnaie : un actif révolutionnaire

Les cryptomonnaies telles que Bitcoin ou Ethereum sont révolutionnaires, et cela est en partie justifiable par une croissance impressionnante depuis 2010. Cela explique la couverture médiatique croissante ces dernières années, car la technologie est tout simplement unique. D’un autre côté, tout ce qui est révolutionnaire suscitera beaucoup de critiques car cela obligera les individus à s’y habituer au fil du temps. Après tout, Internet était à la merci de nombreux critiques dans ses premières années. À ce jour, Internet reste critiqué pour de nombreuses raisons. L’ entreprise “typique” de médias n’est donc pas experte en technologie et peut ne pas tout comprendre sur son fonctionnement.

La technologie blockchain

La technologie blockchain, sur laquelle repose la cryptomonnaie, est généralement peu expliquée dans les médias classique. La plupart des individus ne savent toujours pas ce qu’implique cette technologie, mais les adeptes crypto s’attendent parfois à ce qu’ils comprennent ce qu’est un bitcoin, un NFT ou Ethereum. Certains experts dans le domaine de la technologie blockchain et de la cryptomonnaie s’attendent même à ce que les gens ordinaires comprennent le concept d’un contrat intelligent. Il serait pourtant logique de pouvoir expliquer ce qu’est la blockchain, avant même de mentionner le nom de Bitcoin, car il faut d’abord comprendre la technologie derrière cette monnaie virtuelle. Cependant, c’est plutôt l’inverse qui s’est produit. Depuis 2010, les individus ont été informés sur Bitcoin, son processus et ses dangers, mais on ne leur a pas expliqué la technologie blockchain. C’était pourtant exactement à ce niveau que nous pouvions évaluer que l’actif était révolutionnaire, dans le sens où il permettait aux gens d’enregistrer des transactions dans un cadre décentralisé.

Une définition basique de la technologie blockchain serait d’expliquer qu’il s’agit d’une méthode simple pour enregistrer les transactions effectuées par des individus. Si un individu compte sortir et faire des courses, il utilisera très probablement sa carte de crédit, où le montant de l’achat sera communiqué à sa banque, et sera ensuite déduit de son compte bancaire.

Avec la technologie blockchain, les informations sont réunies dans une seule chaîne (sur un bloc), permettant ainsi l’enregistrement des transactions sur un seul système. Il est donc impossible pour les particuliers de signaler une fausse transaction, ou de ne pas enregistrer une transaction, car chacune est enregistrée dans la blockchain. Cette technologie est également un excellent moyen de garder une trace et preuve de la propriété d’un bien, car de nos jours, les documents et les signatures sont le seul véritable moyen de prouver la propriété d’un actif. Grâce à la technologie blockchain, nous devrions pouvoir vérifier la propriété des actifs en quelques secondes. Un autre aspect serait de valider les contrats, où chaque partie doit signer le contrat, tout en conservant une copie du document et sa signature associée. Cette méthode moderne et révolutionnaire permet quelque chose qui n’aurait pas été envisageable il y a quelque années.

La blockchain permettrait ainsi aux individus d’enregistrer le contrat sur une seule transaction, la rendant transaction à toutes les parties. La blockchain n’est pas si compliquée à expliquer aux particuliers, et explique donc pourquoi le Bitcoin peut être considéré comme un actif précieux et novateur. Pourtant, la plupart des médias classiques ont décidé de parler de Bitcoin, le présentant comme une monnaie décentralisée sans expliquer clairement la technologie sur laquelle il repose, ou même comment il fonctionne dans un cadre pragmatique et simple. Aider les individus à comprendre la technologie blockchain sera certainement un autre aspect à améliorer, et cette lacune peut expliquer en partie pourquoi les médias classiques n’ont pas une compréhension approfondie de la cryptomonnaie.

La DeFi (finance décentralisée)

La DeFi (finance décentralisée) diffère beaucoup de la finance traditionnelle. L’industrie ne dépend pas de la réglementation gouvernementale pour fonctionner, et le pouvoir est donc concentré entre les mains du peuple, plutôt que de donner aux gouvernements la possibilité de contrôler les marchés, ou une monnaie spécifique. Par exemple, la Banque centrale européenne ou la Réserve fédérale américaine sont toutes les deux capables d’imprimer plus de devises à tout moment, ou même de contrôler les taux d’intérêt, ce qui rend les actifs sensibles à l’inflation et pourrait potentiellement dévaluer la devise en question. En comparaison des devises typiques telles que l’USD, l’EUR ou le CNY, Bitcoin ne peut pas être émis en plus grande quantité car l’offre est limitée et le protocole situé sur la blockchain ne permettrait pas d’émettre des BTC.

Ceci, en substance, crée un environnement de rareté pour l’actif et fixe la valeur de l’actif directement en fonction de la demande actuelle du marché. Malgré une forte demande pour le dollar américain, les individus comprennent maintenant que l’argent, étant imprimé, ne vaut pas autant qu’avant, en particulier en raison des faibles taux d’intérêt, ce qui donne aux individus des opportunités d’accéder à de l’argent bon marché, soutenant ainsi les prix des actifs (actions cotés en bourse, immobilier, métaux précieux, etc). La finance décentralisée n’est pas encore largement couverte en France, ce qui pourrait expliquer pourquoi les médias traditionnels ne bénéficient pas d’une compréhension approfondie des cryptomonnaies. L’essentiel de la force de l’actif réside dans sa capacité à être protégé contre la manipulation gouvernementale, et c’est là que se trouve la plus grande partie de la valeur de sa technologie.

En revanche, il est tout à fait compréhensible que les français puissent être assez sceptiques face aux marchés non réglementés, d’autant plus que ces derniers peuvent être assez volatiles, et n’offrent pas toujours la sécurité dont bénéficient certains marchés traditionnels. Accorder plus de profondeur et de perspective au sujet et expliquer en termes simples ce que signifie la finance décentralisée aidera les individus à long terme. Lors de la recherche sur la DeFi, il est encore assez compact à ce jour de faire expliquer le terme en termes simples aux gens ordinaires.

Nous nous souvenons du boom des ICO fin 2016, qui ne s’est pas bien terminé. Il y a donc certainement un argument en faveur des dangers des marchés non réglementés, et les individus préférant éviter les risques doivent comprendre pleinement un actif, et voir également que l’actif numérique, du moins Bitcoin, a prouvé qu’il peut durer sur le marché.

Conclusion

En conclusion, une plus grande couverture de la blockchain, de la DeFi, et une attention particulière portée à actif par un expert du domaine est nécessaire pour appréhender pleinement le concept de cryptomonnaies.

Les médias modernes ont tendance à se concentrer sur des techniques d’appât au click, et tirent l’essentiel de leur revenus de cette manière, étant générés par de l’attention. Ainsi, les entreprises de médias sont incitées à publier des éléments qui génèrent le plus de clics, sans tenir compte exactement des implications, ou du manque d’éducation qui pourrait être généré par la couverture de ce sujet. Ils ne sont pas à blâmer, car c’est là leur méthode pour attirer de l’attention, mais cela explique en partie pourquoi les médias modernes ne comprennent pas la cryptomonnaie. Se concentrer sur les dernières nouvelles liées à la cryptomonnaie est une bonne chose, mais éduquer le public sur cette nouvelle classe d’actifs est une bien meilleure approche pour aller de l’avant, en particulier à long terme. De plus, une couverture négative, plutôt qu’une couverture factuelle, impartiale et objective, génère toujours plus d’attention et explique pourquoi les médias modernes n’ont pas réussi à expliquer le concept de cryptomonnaie à un public plus large. Étant donné que les experts n’ont pas besoin d’être formés sur le sujet, un choix clair a été fait pour couvrir les sujets qui susciteraient le plus d’attention, quelle que soit la situation.

Compte tenu de la prévalence d’une nouvelle classe d’actifs telle que les NFT, il sera encore plus important de s’assurer que la couverture reste impartiale et objective sur chacun des sujets liés à la cryptomonnaie.

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Passionné par le monde de la finance Fabien écrit et traduit des articles en lien avec les cryptomonnaies, la blockchain, et l'opinion politique sur ces sujets. Titulaire d'une thèse aux États-Unis, il se concentre principalement sur les actualités crypto et blockchain susceptibles d'intéresser les lecteurs français.

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