Les ICO : un marché géant mais obsolète ?

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Le marché des cryptomonnaies est un marché large en possibilité. Lorsque l’on s’y aventure, plusieurs points vitaux sont à retenir pour comprendre son fonctionnement.

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On y retrouve tout d’abord Bitcoin, son utilité et l’influence de ces mouvements étant présents dans l’entièreté du marché. Vient ensuite le concept de la blockchain, qui construit l’ensemble du monde décentralisé et des cryptomonnaies et enfin celui des ICO, qui est le premier moyen de financement d’un projet décentralisé. 

Malgré le fait que la popularité de celles-ci ait diminué par rapport à leur âge d’or dû à l’inclusion de plusieurs alternatives, les ICO restent encore une part importante et, selon certains, vitale du marché. Mais est-ce encore véritablement le cas lorsque plusieurs alternatives plus intéressantes et sûres sont disponibles ? 

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Les ICO, qu’est ce que c’est ?

ICO est l’acronyme de Initial Coin Offering. Il s’agit généralement de l’une des premières étapes de lancement d’une cryptomonnaie dans le marché. Dans une ICO, l’entreprise ou le groupe derrière un projet cherche à échanger ses tokens à un prix plus bas que lors de son entrée dans le marché. Le token (ou jeton) est une cryptomonnaie qui a pour but de répondre à une application avec sa propre blockchain à la base d’un produit. Une ICO est donc nécessaire pour ces projets, puisque c’est elle qui apporte de la valeur, confiance et utilité à leur token. 

Le terme ICO est lui même dérivé du terme IPO, acronyme “d’Initial Public Offering”, pour “introduction en bourse”. Une IPO détermine la cotation des actions d’une société sur un marché boursier. Avant une IPO, une société est considérée comme privée car ses actions ne sont disponibles qu’aux investisseurs impliqués dès la création. Après une IPO, l’acquisition d’actions est ouverte au grand public.

Les ICO sont donc intéressantes du point de vue d’un investisseur en raison de leurs fort potentiel de ROI (return of investment). En 2017, les ICO rapportaient en moyenne 12,8 fois leurs investissements initiaux en dollar. 

Un marché important en investissement

Intéressons nous un instant derrière les statistiques des ICO. D’après IcoData et Statista, les ICO présentent les données suivantes :

  • 371 millions de dollar levés en 2019 d’après IcoData
  • 14.8 milliards de dollar levés en 2020 selon Statista

Nous constatons un écart important en termes d’investissement entre ses trois années. En effet, 2020 a généré presque deux fois plus d’investissement comparé à 2018, mais 2019 a généré quarante fois moins d’investissement comparé à 2020. 

Plusieurs raisons peuvent expliquer cet écart important. Par exemple, 2018 fut l’année où les ICO ont été popularisées, l’investissement était massif dû à la hype produite par ces projets. Plusieurs grosses entreprises avaient déjà annoncé produire leurs propres ICO tel que Telegram et Facebook, ce qui a augmenté l’intérêt général à l’égard de ces offres de pièces. En comparaison, les investisseurs en 2019 étaient mieux expérimentés et plus méfiants face à ces projets. 

En effet, les ICOs sont aussi réputées pour être des nids à scams. Il était estimé selon Bitcoin.com que 80% des ICO de 2018 étaient des fraudes.

Il est facile de créer un token et une ICO, plusieurs services en ligne proposent des solutions à cela sans aucun prérequis en programmation. Pour démontrer le manque de fiabilité de ce marché, la SEC (Securities Exchange Commission) a lancé HoweyCoin (inspiré par le test de Howey), une fausse ICO ayant pour but de montrer aux investisseurs à quel point il est facile de frauder une offre de pièces.  De plus, plusieurs alternatives aux ICO furent créées pour résoudre ces inconvénients durant ces années, ce qui pourrait expliquer le manque d’intérêt des ICO en 2019. 

Les alternatives aux ICO

Il existe plusieurs alternatives aux ICO, les plus notables sont :

Les IEO

IEO, qui est l’acronyme de Initial Exchange Offering, propose aux projets de lever leurs fonds sur une plateforme d’échange centralisée.

Une IEO diffère d’une ICO dans le sens où la vente de tokens n’y est pas publique, mais doit être opérée avec un compte de la plateforme en questions. Ces principales qualités repose sur un gain de sûreté gagné puisque ses projets sont promus par la plateforme en question et les procédures KYC/AML (connaissance du client et anti-blanchiment d’argent) sont déjà remplies par l’exchange. Ses contraintes notables sont le manque d’anonymat dû aux procédures KYC/AML et son nombre limité de participants. 

Les IDO

IDO, qui est l’acronyme de Initial Dex Offering fonctionne de la même manière que les IEO, mais cette fois-ci sur des plateformes d’échanges décentralisées.

Sa force repose sur l’anonymat qui n’est pas offert par les plateformes d’échanges centralisées ainsi que les frais d’échanges, qui sont inexistants. Ses plus grandes faiblesses reposent sur le manque de moyen sécurisé étant donné qu’elles opèrent sans KYC/AML. Son manque d’évolutivité est aussi à noter, puisque celles-ci financent uniquement les projets de finance décentralisée (DeFi).

Les STO

Les STO, qui est l’acronyme de Security Token Offering, opère d’une manière similaire aux ICO, mais de manière réglementée. Nommé Security Token ou token de valeur mobilière, ses tokens peuvent opérer de la même manière qu’une action ou qu’une obligation.

Vendue principalement sur des plateformes de délivrance (offrant plus de sécurité), cette alternative offre une solution réglementée à 100% aux investisseurs contre les scams mais est peu utilisée en raison de sa longue et coûteuse procédure de réglementation.

Conclusion

Il est difficile d’établir un constat favorable ou défavorable envers les ICO. Les alternatives à notre disposition proposent de manière égale son lot d’avantages et de désavantages.

D’un point de vue légal, la STO résout le manque de réglementation des ICO mais s’avère être un procédé difficile à appliquer, tandis que les IEO et IDO s’occupent partiellement du problème de confiance derrière les ICO.

Finalement, la solution dépend du point de vue de l’investisseur : investissez-vous sur un futur décentralisé et anonyme qui répond à la prochaine révolution décentralisée du web, le Web 3.0, ou investissez-vous sur des évolutions et applications où la blockchain serait plus performante ?

Si nous partons du principe qu’aucune solution de levée de fonds n’est parfaite ou optimale, il est alors rationnel d’affirmer que chaque possibilité présentée complète le marché en offrant une perspective adaptée à chaque projets et investisseurs. 

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Depuis 2017, Dhoulkifli se spécialise dans l'analyse de crypto-projets, notamment les ICO. Il a travaillé pour plusieurs acteurs privés et publics en tant qu'analyste, médiateur, rédacteur et chercheur.

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