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En Inde, le sous-gouverneur de la RBI qualifie Satoshi Nakamoto de “personne fictive” et suggère d’interdiction Bitcoin

3 mins
Mis à jour par Célia Simon
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EN BREF

  • Le vice-gouverneur de la banque centrale indienne a décrit Satoshi Nakamoto comme une "personne fictive", dans une série de commentaires qui semblent dénigrer le mystérieux créateur de Bitcoin.
  • T. Rabi Sankar a vivement critiqué les actifs crypto, en les décrivant comme “pires” qu'un stratagème de Ponzi.
  • Il a également proposé l’interdiction de toutes les cryptomonnaies privées en Inde, citant de grands risques pour la stabilité financière.
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Dans une série de commentaires qui semblent dévaloriser le mystérieux créateur de Bitcoin, le vice-gouverneur de la Banque de réserve de l’Inde (RBI), T. Rabi Sankar, a décrit Satoshi Nakamoto comme une “personne fictive”. M. Sankar a de plus vivement critiqué les actifs crypto, les décrivant comme étant “pires” qu’un stratagème de Ponzi.

Lors d’une conférence technologique organisée le 14 février par l’Association des banques indiennes, le responsable de la banque centrale a proposé une interdiction totale de toutes les cryptomonnaies privées dans le pays. Pour appuyer ses proposes, M. Sankar a cité des “risques importants” pour la stabilité financière.

Le mystérieux Satoshi Nakamoto

M. Sankar a reconnu que Satoshi Nakamoto avait été le “premier” à résoudre efficacement le problème des doubles dépenses, un problème lié aux monnaies numériques. Cependant, ses commentaires semblaient hostiles à l’égard du créateur anonyme de Bitcoin.

Selon lui, Satoshi est “une ou plusieurs personnes fictives ou une entreprise ou toute autre entité. Personne ne le sait encore”.

L’identité de Satoshi Nakamoto demeure en effet inconnue. L’inventeur a disparu des radars le 12 décembre 2010, soit deux ans après la publication du livre blanc de Bitcoin. Pour leur part, les amateurs de crypto et de confidentialité idolâtrent Nakamoto et voient en lui l’incarnation même des valeurs libertaires.

Un simple stratagème de Ponzi, a déclaré M. Sankar

Qualifier Satoshi Nakamoto de personnage fictif réduit son travail colossal à quelque chose d’imaginaire. Et M. Sankar a insisté sur le fait que les cryptomonnaies ne peuvent pas être définies comme “une monnaie, un actif ou une marchandise”. Tenter de les réglementer serait “futile”, a-t-il souligné, avant d’ajouter : 

“Elles [les cryptomonnaies] n’ont pas de flux de trésorerie sous-jacents, elles n’ont aucune valeur intrinsèque… elles s’apparentent à des schémas de Ponzi, et peuvent même être pires. Tous ces facteurs conduisent à la conclusion que l’interdiction des cryptomonnaies est peut-être le choix le plus judicieux qui s’offre à l’Inde”.

Le sous-gouverneur pense que si les stratagèmes de Ponzi investissent dans des actifs générateurs de revenus, les monnaies numériques ne sont que des “instruments de jeu”. Il a en outre accusé les crypto-actifs de perturber les systèmes monétaires contrôlés par le gouvernement exposant le pays de 1,38 milliard d’habitants à la manipulation par les émetteurs privés de monnaies numériques.

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“La classe des produits crypto est principalement conçue pour contourner le système financier établi. Et, à plus grande échelle, le gouvernement lui-même”, a poursuivi M. Sankar.

“Le fait qu’il s’agisse de systèmes anonymes et décentralisés qui fonctionnent de manière purement virtuelle rend les cryptomonnaies particulièrement attrayantes pour les transactions illégales et illégitimes, qui ont été largement éliminées du système financier formel”.

“Bitcoin n’est pas une réserve de valeur”, selon M. Sankar

M. Sankar s’est également moqué de l’idée selon laquelle l’interdiction des actifs crypto étoufferait l’innovation liée à la blockchain. Selon lui, cela reviendrait à croire qu’une interdiction des armes nucléaires entraverait le développement de la physique nucléaire. M. Sankar a aussi rejeté les affirmations de ceux qui disent que Bitcoin (BTC) est une réserve de valeur ou un moyen d’échange. Ainsi, il a précisé : 

“Nous avons examiné les arguments avancés par ceux qui plaident pour la réglementation des cryptomonnaies. En nous avons constaté qu’aucun d’entre eux ne passe aux examens de base”.

La semaine dernière, le gouverneur de la banque centrale indienne, Shaktikanta Das, a critiqué les actifs numériques, soulignant qu’ils “manquent de valeur sous-jacente”. “Elles constituent une menace pour notre stabilité macro-économique et notre stabilité financière”, a-t-il ajouté.

Bien qu’il semble y avoir des incohérences sur la réglementation crypto entre les différentes branches du gouvernement indien, le ministre des Finances du pays insiste sur le fait qu’il existe une “harmonie totale”.

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Jeffrey Gogo is a versatile financial journalist based in Harare, Zimbabwe. He has more than 17 years experience covering local and global financial markets; economic and company news. Gogo first encountered bitcoin in 2014, and began covering cryptocurrency markets in 2017.
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