Monnaie numérique et metaverse : les français listent leurs conditions pour se mettre aux cryptomonnaies

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EN BREF
  • Les français hésitent encore à utiliser les cryptomonnaies et évoquent ce dont ils auraient besoin pour s'y mettre.

  • Plus encore, l'industrie témoigne d'une certaine fracture de la société.

  • Néanmoins, quelques solutions pourraient être mises en place à grande échelle pour répondre aux interrogations de la population.

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Les cryptomonnaies sont appelées à prendre de plus en plus de place dans notre quotidien. Cependant, les français sont loin de se jeter sur les monnaies numériques.

Une certaine incompréhension de la blockchain

L’hésitation de la population française concernant l’utilisation des cryptomonnaies se justifie à travers différents facteurs. Sans surprise, le premier réside en l’incompréhension du système de la blockchain et de ses intérêts : à quoi servent vraiment les cryptomonnaies et comment fonctionnent-elles ?
L’agence d’études Iligo a récemment interrogé un échantillon de la population afin de dresser un baromètre des usages multi-écrans. Bien qu’axée sur le metaverse, l’étude a révélé que la plupart des français considèrent encore l’industrie comme un simple divertissement.

Les Français se projettent largement dans le Métavers et y voient davantage un aspect de loisirs et de divertissement : regarder un film (74%), se rendre dans une exposition (65%), assister à un concert (64%) ou encore visiter un pays (62%) sont les activités les plus plébiscités. L’aspect scolaire et professionnel avec les cours, conférences et formations est également une dimension envisageable pour 7 Français sur 10. En revanche, la dimension de gain pécunier via l’investissement et l’acquisition de biens immobiliers et de cryptomonnaies est plus polarisante et n’est pas encore concevable par une majorité.

Extrait de l’étude faite par Iligo

De même, 59% des français interrogés estiment que le metaverse pourrait être très utile pour faire du shopping. Néanmoins, contrairement aux marques qui y voient un intérêt économique et qui considèrent que les achats virtuels pourraient constituer une partie non négligeable de leur chiffre d’affaires, la population ne considère pas le marché du metaverse et de la crypto comme une économie viable. En outre, bien que 77% des interrogés aient exprimé le désir de se rendre dans le metaverse, 62% d’entre eux continuent de voir le metaverse comme sans intérêt.

Pour l’instant, l’industrie ne semble pas être assez présente pour les obliger à repenser leurs habitudes de consommation ni pour les pousser à adopter les cryptomonnaies comme un nouveau moyen de paiement. Un phénomène qui s’explique également par un manque d’éducation et de compréhension, car la plupart des français ne comprennent pas la nécessité de créer une économie parallèle à celle que nous avons déjà et ne savent pas en quoi la crypto pourrait être plus fiable que le système traditionnel. De même, certains individus ne font pas confiance en la technologie ou en sont trop détachés pour souhaiter découvrir de nouvelles façons de faire.

Les cryptomonnaies : source d’un conflit de générations

Le système économique actuel étant encore contrôlé par d’anciennes générations et la plupart de la population se sentant dépassée par les nouvelles technologies, l’utilisation des cryptomonnaies reste donc globalement marginale. La génération des 18-34 ans reste plus encline à se tourner vers les monnaies virtuels et le metaverse.

Pour 75% d’entre eux, le métavers et les mondes virtuels sont avant tout un lieu pour faire de nouvelles rencontres tout en contournant les contraintes sanitaires, il s’agit donc d’un moyen d’interagir autrement. Ces 18-34 ans sont pourtant ceux émettant le plus de réserve vis-à-vis d’un potentiel manque de sécurité lié aux données personnelles.

Extrait de l’étude faite par Iligo

Ayant grandi avec les nouvelles technologies et ayant été éduqués par leur biais, les 18-34 ans voient donc la transition vers le virtuel comme quelque chose de naturel. Néanmoins, pour 75% d’entre eux, la crypto sphère est encore considérée comme un divertissement et moins comme une manière de se faire de l’argent. L’industrie se distingue donc par son côté social et reste loin d’être considérée comme un investissement au long terme.

Source : extrait de l’étude faite par Iligo

Les français ont encore peur de la technologie

Alors que les réseaux sociaux ont complètement transformé les façons d’interagir et que le virtuel a pris le pas sur le réel au grand dam des anciennes générations, les français interrogés par Iligo ont tous fait part d’une certaine crainte du metaverse. L’utilisation de Facebook est sans cesse remise en cause et Twitter est assis sur la sellette de la liberté d’expression mais la peur que le metaverse devienne un nouveau réseau social reste présente.

Si le fait d’intégrer un monde virtuel n’est pas un problème, ce sont les dérives qui en découlent qui font barrage à une acceptation majoritaire.

Les Français sont 62% à appréhender l’émergence de ces nouveaux mondes virtuels et, un tiers estime qu’ils auront un impact négatif sur la société. Ce sentiment négatif est notamment lié à cette insécurité des données, mais aussi à cette perception de menaces et de dangers que ces mondes virtuels peuvent engendrer (cyberharcèlement et addictions notamment).

Extrait de l’étude faite par Iligo

Le metaverse n’a pas échappé à la vague d’arnaques dont les cryptomonnaies étaient victimes. Malheureusement, les fraudes et idées reçues étant largement médiatisées, les français semblent voir davantage le côté “dangereux” de la crypto sphère que le positif qu’elle pourrait apporter à un monde déjà épuisé par son économie.

Des solutions existent pour rapprocher les français des cryptomonnaies

Cependant, tout n’est pas perdu. Loin de se détourner complètement des cryptomonnaies, les français sont prêts à s’y intéresser sous certaines conditions. Selon une étude menée par Sia Partners et Finance Innovation, la crypto sphère pourrait trouver ses lettres de noblesse dans le pays des droits de l’homme par l’éducation. Ainsi, 43% des interrogés ont affirmé qu’ils pourraient investir dans le secteur s’ils en avaient une meilleure connaissance.

L’éducation donnée à la population permettrait de répondre à toutes les problématiques soulevées par l’étude d’Iligo. En expliquant le fonctionnement de la blockchain, des wallets et des transferts entre autres, les français pourraient voir que l’industrie est bien plus qu’un simple divertissement, bien que sa réputation soit sans cesse ternie par des histoires de spéculation. Il faudrait alors évoquer l’existence de stablecoins, bien que l’avènement d’un euro numérique puisse potentiellement ouvrir quelques nouveaux horizons.
Le plus gros travail réside tout de même dans l’éducation de générations plus âgées, qui nécessiterait un travail pratique. Néanmoins, un module crypto pourrait être facilement intégré dans la lutte pour l’inclusion numérique. Pour l’instant dédiée aux personnes âgées, elle pourrait s’ouvrir à un plus large public à qui on en profiterait pour parler de la sécurité du metaverse et de la cryptomonnaie tout en enseignant les bons gestes qui permettraient à tous de pouvoir profiter de l’industrie en toute sérénité.

Enfin, selon l’étude menée par Sia Partners et Finance Innovation, 23% des interrogés pourraient investir dans la crypto si leur banque le leur proposait. Celles-ci étant vues comme un gage de confiance (les monnaies numériques ne sont donc plus vues comme un actif fantôme), l’ouverture de services crypto permettrait aux clients d’investir et de stocker plus facilement sans avoir à utiliser de sites tiers. C’est donc également l’impression de ne pas savoir par où commencer ni vers quel société fiable se tourner qui éloigne pour l’instant les français de l’industrie.

D’un point de vue plus pessimiste, les français pourraient avoir à se tourner vers les cryptomonnaies en cas de force majeure telle qu’une guerre ou une crise économique, comme certains l’ont fait en Ukraine. Enfin, il semblerait néanmoins que les préoccupations de la population soient tout à fait différentes de celles du gouvernement et du monde de la finance, bien que ce soit ces derniers qui véhiculent le plus d’hésitation à travers la médiatisation. La démocratisation de l’industrie ne se fera donc pas sans ces derniers qui bénéficient encore d’un soutien majoritaire, mais en tendant la main aux français, on pourrait les pousser à se faire leur propre avis et à expérimenter le metaverse et les monnaies numériques sans crainte.

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Après avoir parcouru le monde en tant qu'artiste, Laure Elizabeth a décidé de se poser et de se plonger dans le monde de la cryptomonnaie. Basée en France, elle compte plusieurs années d'expérience dans le journalisme et la traduction dans différentes langues. Elle se consacre désormais à informer le public des dernières nouvelles du secteur.

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