Cela fait désormais cent séances que le Nasdaq-100 évolue sous son record historique. Selon The Kobeissi Letter, il s’agit de la plus longue période de ce type depuis 2023, et l’histoire montre que ce genre de calme avant la tempête réserve souvent des surprises spectaculaires.
Ce que nous dit l’histoire du Nasdaq-100
Rester sous un sommet historique tout en demeurant dans un rayon de 10 % de celui-ci est un phénomène rare : il ne s’est produit que six fois depuis 1985. Or, chaque épisode passé a offert des perspectives plutôt favorables pour les investisseurs.
The Kobeissi Letter rappelle que, dans les cinq occurrences précédentes, le Nasdaq-100 s’est montré stable ou positif 80 % du temps un mois plus tard, avec un gain moyen de 1,1 %. Deux mois après, la performance moyenne montait à 2,3 %.
Plus frappant encore : un an après ces épisodes, l’indice s’est systématiquement inscrit en hausse, avec une progression moyenne de 17 %. Si le passé ne garantit pas l’avenir, ce pattern statistique alimente l’idée que la technologie américaine pourrait rebondir dans les mois à venir.
De puissants flux institutionnels en renfort
Les flux de capitaux pourraient d’ailleurs renforcer cette tendance. The Kobeissi Letter cite une estimation de Goldman Sachs selon laquelle les fonds de pension américains s’apprêteraient à acheter pour 13,8 milliards de dollars d’actions d’ici la fin du trimestre. Ce montant dépasse 97 % de toutes les opérations mensuelles observées depuis trois ans.
Historiquement, ces fonds ont plutôt eu tendance à vendre des actions : en moyenne 1,8 milliard de dollars par mois depuis 2000. Ce rééquilibrage spectaculaire, lié à une rotation des obligations vers les actions, pourrait générer d’importants afflux de capitaux vers les marchés boursiers.
Sur le plan microéconomique, le contexte reste favorable aux grands noms de la technologie. Jurrien Timmer, directeur du macro global chez Fidelity, souligne que les Magnificent 7 continuent d’afficher une dynamique de bénéfices robuste, apportant un soutien structurel à l’indice.
La morale de l’histoire : quand le Nasdaq se repose pendant cent jours, c’est souvent qu’il se prépare à courir un marathon.