Le chirurgien ayant proposé un NFT de la radiographie d’une survivante de l’attaque du Bataclan fait à nouveau polémique

Mis à jour par Célia Simon
EN BREF
  • Le procès du chirurgien ayant cherché à vendre un NFT du bras d'une patiente victime de l'attaque du Bataclan s'est ouvert cette semaine.
  • Toutefois, la réaction de l'accusé face aux reproches de la justice fait scandale.
  • L'affaire porte un nouveau coup à la réputation du secteur crypto tandis que beaucoup spéculent sur l'influence d'un membre du secteur sur un chirurgien.
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Le procès du chirurgien ayant cherché à vendre un NFT de la radiographie d’une de ses patientes vient de s’ouvrir. Toutefois, l’argumentation de ce dernier est loin de faire l’unanimité.

Un procès sous le signe du scandale

Les jetons non fongibles peuvent être une véritable mine pour les amateurs d’art et d’objets insolites. Toutefois, les images proposées peuvent parfois faire polémique. Au mois de janvier dernier, un chirurgien en avait fait les frais en cherchant à vendre un NFT tiré de la radiographie d’une survivante de l’attaque du Bataclan. Celui-ci montrait le bras d’une femme transpercé d’une balle de kalachnikov. L’événement, qui avait eu lieu en 2015, reste encore aujourd’hui un sujet sensible pour la population.

Cette affaire de NFT particulier avait provoqué un tollé, d’autant plus que le principal intéressé n’était pas inconnu des tribunaux. C’est donc un procès de plus qui s’ouvre pour Emmanuel Masmejean, marqué par le traumatisme de sa patiente.

Selon BFM, la survivante, qui avait perdu son petit ami dans l’attaque, aurait évoqué le traumatisme subi par la vente de cette image. Ce serait en fait plusieurs années de thérapie qui aurait été nécessaires pour outrepasser l’audace de son chirurgien.

Malgré l’apparente gravité des conséquences de cette vente sur sa patiente, Masmejean n’en démord pas. Pour lui, la vente de ce jeton non fongible aurait été une simple expérimentation. Celui-ci avait pour ambition de proposer une “image historique” au public ainsi qu’à d’éventuels acheteurs. La radiographie aurait en effet été évaluée à plus de 2 000 euros.

Toutefois, son émetteur n’aurait pas eu l’occasion de la vendre suite à la plainte déposée par la jeune femme. L’accusé a présenté ses excuses à cette dernière, reconnaissant sa maladresse ainsi que son erreur. Cependant, il a réfuté toute accusation de faute professionnelle malgré le dévoilement au public de ce cliché intime.

L’affaire décrédibilise encore une fois le secteur crypto

L’entêtement du chirurgien est loin de faire l’unanimité dans le public. Encore une fois, cette affaire fait scandale et décrédibilise le secteur crypto. Alors que le refus d’Emmanuel Masmejean de reconnaître une éventuelle faute professionnelle fait parler de lui, plusieurs internautes en profitent pour accuser la crypto. En effet, le supposé fils du chirurgien se serait fait un nom dans l’industrie.

Un certain Alex Masmej aurait en effet fondé sa propre société de web3. Intitulée Showtime, celle-ci proposerait un réseau social spécialisé dans les NFT.

Source : compte Twitter de Quentin Soubranne

Ainsi, certains soupçonneraient l’entrepreneur d’avoir fait la promotion de jetons non fongible auprès de son père. Celui-ci aurait ensuite suivi le mouvement des fous du profit et aurait décidé de se lancer sur le marché. Quoi qu’il en soit, cette histoire n’aura d’autre conclusion que la suspension du chirurgien. Le chapitre devrait donc être clos sur cette affaire.

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