Une revue de l’opinion de Christine Lagarde sur la cryptomonnaie

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EN BREF
  • La Directrice de la Banque Central Européenne donne son avis sur les cryptomonnaies.

  • Son role est de défendre le système financier traditionnel.

  • Les CBDC ne seront pas là pour concurrencer les cryptomonnaies.

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La plupart des responsables européens ont une opinion concrète sur la cryptomonnaie. Voici ce que Christine Lagarde pense à ce sujet.

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Le rôle de Christine Lagarde

En tant que responsable de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde est au centre de nombreuses décisions relatives à l’Europe. Pour bien comprendre sa position, nous devons d’abord être en mesure de comprendre le rôle de la BCE.

L’un des premiers éléments à prendre en compte est que la BCE se concentre principalement sur la politique monétaire et la stabilité de l’Union européenne d’un point de vue financier, garantissant que le prix monétaire restera stable et garantira une croissance économique durable, ainsi que la création d’emplois.

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Cela dit, la BCE a également pour objectif de fixer et de définir les taux d’intérêt, qui seront ultérieurement prêtés aux banques commerciales. Il s’agit d’un problème central car les banques jouent un rôle important dans la sécurité et la durabilité d’un système financier. La masse monétaire et l’inflation peuvent donc être contrôlées, donnant à la zone euro la capacité d’intervenir si elle le juge effectivement nécessaire.

Autre point important, la Banque centrale européenne gère les réserves de devises de la zone euro et l’achat ou la vente de devises pour équilibrer les taux de change. Les taux de change sont un aspect très important de l’économie européenne car ils doivent rester compétitifs, pour permettre aux entreprises locales de rester compétitives au niveau mondial. Avec une monnaie instable, les entreprises et les banques ne seraient pas en mesure de faire des affaires à l’étranger, car elles seraient dans un déficit énorme par rapport à leurs concurrents.

La BCE doit également veiller à ce que les marchés et les institutions financières soient bien surveillés par les autorités nationales, que les systèmes de paiement fonctionnent correctement et à garantir la sécurité et la solidité du système bancaire européen. Ces systèmes sont également tenus responsables de l’autorisation et de la production des billets en euros émis à destination des pays de la zone euro.

Enfin, la Banque centrale européenne prend ses décisions avec un conseil des gouverneurs, un directoire et un conseil général dont le président et le vice-président de la BCE et les gouverneurs des banques centrales de tous les pays de l’UE font partie du comité.

On constate donc que la Banque centrale européenne est au cœur de décisions très importantes liées aux politiques économiques. Mieux comprendre son rôle peut donner une meilleure perspective de sa position liée aux cryptomonnaies, et même à la technologie blockchain. Puisqu’elle doit protéger la stabilité des monnaies traditionnelles, on peut déjà dire qu’elle ne soutiendra probablement pas nécessairement le mouvement da la cryptomonnaie, sachant qu’elle doit promouvoir l’euro comme le meilleur et le seul moyen d’échange en Europe.

Même si on peut supposer que la position de la BCE ne soit pas en faveur des cryptomonnaies, il est toujours intéressant d’explorer et de mieux comprendre son approche des cryptomonnaies, car ses politiques sont susceptibles d’affecter l’espace crypto et la technologie blockchain en général. Mieux comprendre la BCE peut également aider les personnes intéressées par la cryptomonnaie à comprendre pourquoi les institutions formelles ont tendance à ne pas être en faveur de la cryptomonnaie, car ce secteur menace les systèmes traditionnels actuellement mis en place.

La BCE et les CBDC (monnaies numériques de banque centrale)

Comme indiqué précédemment, bien que la BCE n’ait pas une opinion positive sur les cryptomonnaies, elle apprécie grandement la technologie utilisée pour effectuer ces paiements et l’émission de tokens. La technologie blockchain est le protocole et la technologie sur lesquels les cryptomonnaies sont basées.

Cette technologie permet de décentraliser les paiements, ce qui signifie qu’ils n’ont pas besoin d’une banque comme intermédiaire pour effectuer des virements. De plus, toutes les transactions sont regroupées en une seule chaîne, ce qui explique pourquoi la technologie est appelée blockchain. Ce concept résout donc de nombreux problèmes liés au coût du transfert d’informations, entre autres.

Un autre aspect pourquoi la BCE s’intéresse également à la technologie blockchain réside dans la possibilité d’utiliser le protocole pour lutter contre les activités de blanchiment d’argent. Les transactions étant basées sur une seule chaîne, il est donc plus facile de comprendre la racine car la seule chose à faire serait de suivre l’argent pour trouver un virement spécifique. Cela aiderait les gouvernements européens à s’opposer aux activités criminelles, voire à la fraude fiscale.

De plus, la BCE discute actuellement de la possible mise en œuvre d’une monnaie numérique. Ces monnaies numériques sont communément appelées CBDC (Central Bank Digital Currency, ou monnaies numériques de banque centrale) et seraient similaires aux cryptomonnaies dans le sens où elles sont également basées sur la technologie blockchain.

Comprenant que le système financier traditionnel a besoin d’être amélioré, ces devises seraient un excellent moyen de rattraper notre monde plein d’innovation et apporteraient une nouvelle utilité pratique à la monnaie. Cela sera cependant assez difficile à mettre en œuvre car tous les pays doivent s’entendre sur le processus ainsi que les procédures à suivre, et doivent disposer de progrès technologiques suffisants pour promouvoir et mettre en œuvre l’utilisation des monnaies numériques.

Il existe encore de nombreux pays de l’Union européenne qui sont moins avancés sur le plan technologique que leurs homologues, et sont donc très susceptibles de dépendre fortement des liquidités comme principale source de transfert de l’euro. Un rapport est déjà publié sur le supposé «euro numérique» et donne plus d’informations sur les projets qui seront présentés par la Banque centrale européenne pour lancer la procédure. Il y a encore un long chemin à parcourir, mais nous pourrions certainement voir la procédure bientôt mise en œuvre, ce qui s’avère être une excellente chose pour la technologie blockchain. Toute amélioration liée à la technologie de la blockchain doit être saluée, et c’est une bonne chose que les gouvernements approfondissent désormais la technologie.

Un appel à la regulation de la cryptomonnaie

Concernant la réglementation de la cryptomonnaie en général, Christine Lagarde a une forte opinion et croit fermement que les cryptomonnaies devraient être réglementées. Elle l’a spécifiquement dit fin janvier, se référant à Bitcoin comme à un «funny business» ou à une « affaire douteuse» en français. Bien qu’elle n’ait pas donné d’exemples d’affaires de blanchiment d’argent, les principales raisons pour lesquelles elle estime que les cryptomonnaies devraient être réglementées sont liées au problème des activités criminelles. Estimant que les cryptomonnaies sont à la source d’activités criminelles illégales, elle pense qu’un renforcement de la réglementation aiderait dans les efforts de lutte contre le blanchiment d’argent.

À vrai dire, de telles mesures de précaution ont déjà été mises en place, car les échanges de cryptomonnaie comme Coinbase ou Binance ont déjà une politique «KYC», appelée «Connaître votre client». Une telle politique oblige les acheteurs, les vendeurs et les traders de cryptomonnaies du monde entier à s’identifier avant de pouvoir effectuer des transactions avec des cryptomonnaies. Étant donné que ces deux plateformes (Coinbase et Binance) sont actuellement les plus grands fournisseurs de cryptomonnaies dans le monde, nous devrions nous attendre à ce que les activités de blanchiment d’argent dans leur ensemble soient désormais largement plus diffciles.

En réalité, la part d’usage criminel des cryptomonnaies a considérablement diminué depuis leur création. En 2020, la part criminelle de toutes les activités de cryptomonnaie est tombée à seulement 0,34%, soit 10,0 milliards de dollars en volume de transactions. L’une des raisons pour lesquelles le pourcentage d’activités criminelles a chuté est que l’activité économique globale a presque triplé entre 2019 et 2020, et peut-être parce que de plus en plus de réglementation sur l’identité des utilisateurs est désormais nécessaire. De ce fait, il a été estimé que les monnaies fiduciaires sont utilisées 800 fois plus pour blanchir de l’argent que les cryptomonnaies.

Cela devrait définitivement démystifier les mythes en cours et vous donner une idée du taux de criminalité derrière les cryptomonnaies. Cette idée fausse, souvent largement utilisée par les médias, a créé une presse inexacte sur les cryptomonnaies. De plus, comme Bitcoin n’est pas une entreprise, il n’a pas de voix. Il est donc impossible pour le protocole de se défendre contre de telles allégations et rend encore plus difficile pour les cryptomonnaies d’obtenir une couverture précise et équitable. Un modèle commun qui est perceptible parmi les individus de cryptomonnaies, a à voir avec le fait que la majorité de ces personnes ne parleront pas réellement de faits, mais s’en tiendront plutôt à des phrases brèves, attaquant la technologie de la blockchain sans véritable information évidente. L’argument selon lequel les cryptomonnaies sont volatiles peut être reçu, car il est basé sur des données. D’un autre côté, l’argument selon lequel les cryptomonnaies sont à l’origine du blanchiment d’argent n’est pas nécessairement exact. Le cas selon lequel les cryptomonnaies ont besoin d’une réglementation pourrait être compris et respecté, à condition qu’il soit basé sur des preuves factuelles. Dans l’ensemble, nous devons être d’accord avec le point de vue de Christine Lagarde sur le fait que les dernières lacunes liées au blanchiment d’argent avec les cryptomonnaies doivent être supprimées. Toute activité illégale est une menace définitive pour la pérennité des cryptomonnaies et de la blockchain. Les initiatives visant à garantir que les activités criminelles doivent être identifiées à tout prix sont donc justifiées et toutes les mesures nécessaires doivent être prises pour garantir que le blanchiment d’argent sera évité.

Des déclarations chocs sur la cryptomonnaie

Il ne fait aucun doute que Madame Lagarde n’est pas une grande fan des cryptomonnaies. En effet, elle a répété à plusieurs reprises dans les médias que la cryptomonnaie Bitcoin n’était pas une monnaie et qu’une telle classe d’actifs était hautement spéculative. Cependant, de telles déclarations peuvent être considérées comme tout à fait exactes. Les cryptomonnaies ne sont pas des devises dans le sens où elles ne sont pas traditionnelles et non basées et susceptibles de décisions gouvernementales. La définition exacte d’une monnaie est “un système monétaire généralement utilisé dans un pays particulier“, ce qui signifie que ses déclarations étaient en fait exactes.

Considérons maintenant ses commentaires sur Bitcoin comme étant hautement spéculative. Cette position pourrait être comprise, car les cryptomonnaies peuvent montrer des phases de volatilité, mais ont également enregistré un rendement moyen de 204% rien qu’en 2020. Pas trop mal, non? La chose inhérente est qu’il n’y a rien qui soit réellement en désaccord avec ses déclarations.

Ce que nous pouvons en fait remarquer à partir de ces déclarations, est que Mme Lagarde utilise en fait des mots forts pour qualifier les cryptomonnaies, et se sert de ces mots comme d’un moyen de choquer le public. Mais en creusant et en recherchant réellement ce qu’elle voulait dire réellement, nous pouvons considérer que sa position est tout à fait compréhensible. Il faut aussi être conscient que sa position est d’assurer effectivement la stabilité de l’économie européenne, ce qui explique donc pourquoi elle ne serait pas favorable à des classes d’actifs qui pourraient être volatiles, et donc menacer temporairement la stabilité réelle de l’économie à court terme. terme. Elle a notamment ajouté :

“Rien ne me pose problème. Ce qu’il faut simplement, c’est que les consommateurs ne soient jamais spoliés et soit parfaitement informés de la nature du risque qu’ils prennent. S’ils achètent un bitcoin, c’est un actif spéculatif.”

Ces déclarations montrent encore une fois la preuve que sa position sur les cryptomonnaies est plutôt neutre que réellement négative. Elle est juste préoccupée par le manque d’éducation sur la cryptomonnaie pour les particuliers, ce qui est une position exacte. Le seul élément qui pourrait être considéré comme plus difficile à comprendre, est que Mme Lagarde a déclaré que si les cryptomonnaies sont considérées une monnaie ordinaire, elles devraient donc être réglementées de la même manière. La présidente de la BCE a déclaré :

“Il faut impérativement que, si une activité est conduite par un acteur privé, cette activité, si elle s’apparente à la ‘monnaie’, soit soumise exactement aux mêmes règles, exactement aux mêmes rations, exactement aux meme mécanisme de supervision.”

Ce raisonnement suppose que les cryptomonnaies doivent être traitées comme des devises ordinaires. Cela peut être assez contradictoire, sachant qu’elle a mentionné plus tôt que la cryptomonnaie n’était pas une monnaie… Ainsi, selon son raisonnement, nous pouvons conclure que la cryptomonnaie ne devrait pas être réglementée, car elles ne sont pas les mêmes par rapport au système traditionnel traditionnel.

En substance, la plupart des individus doivent être conscients que certains gouvernements essaieront de réglementer les cryptomonnaies, car certains pays perçoivent les devises numériques comme un instrument de concurrence avec le système financier traditionnel. C’est pourquoi il sera important de suivre les mises à jour et d’en savoir plus sur les lois à venir qui pourraient être adoptées concernant les cryptomonnaies en Europe.

Conclusion

En conclusion, les opinions de Christine Lagarde sur les cryptomonnaies sont principalement justifiées par le fait que les CBDC (Central Bank Digital Currencies) voudront concurrencer les cryptomonnaies. Afin de rendre ces positions légitimes, elle doit absolument se montrer contre les cryptomonnaies, car les banques centrales veulent le contrôle total des systèmes traditionnels financiers.

Il n’y a aucune vraie raison d’être contrarié par sa position, car c’est son rôle que d’assurer la puissance durable des systèmes financiers traditionnels. Il est donc tout à fait logique de comprendre sa position sur les cryptomonnaies. Cela étant dit, peut-être que Mme Lagarde ne sait pas exactement ce que les cryptomonnaie ont vraiment à offrir. Presque aucun membre des banques centrales n’avertit les particuliers des risques d’inflation, qui pourraient être associés à une impression massive d’argent. Nous avons déjà remarqué une énorme inflation aux États-Unis, directement causée par les plans de relance passés lors de la pandémie de coronavirus.

Un autre aspect concerne les taux d’intérêt. Les taux d’intérêt bas favorisent en effet l’économie à court terme mais peuvent créer un grand nombre de dettes et de liquidités à long terme, poussant les monnaies locales à l’inflation. C’est un principe économique largement prouvé, mais très peu de politiciens décident de couvrir ce phénomène car personne ne voudrait que le pays ne souffre d’un vent de panique en cas d’inflation. Dans tous les sens, c’est exactement pourquoi les cryptomonnaies ont été créées, pour éviter que de tels situations critiques ne progressent. Cela prend tout son sens quand on voit que des pays comme le Venezuela ont fait face à une hyperinflation, poussant le pays dans des périodes très sombres. On peut remarquer que certains politiciens sont en faveur des cryptomonnaies, et d’autres non, ce qui est tout naturel.

Il devrait être largement bienvenu d’avoir une discussion continue avec le public et les élus sur l’impact et les cryptomonnaies potentielles et la technologie blockchain peuvent avoir pour l’avenir. C’est le rôle des élus de protéger la France et la discussion et le débat doivent être salués.

Enfin, un argument peut être avancé sur le fait que les cryptomonnaies et les monnaies numériques de la Banque centrale peuvent effectivement coexister avec l’une et l’autre. La plupart des individus détiennent certaines cryptomonnaies, tout en détenant des monnaies fiduciaires traditionnelles dans leur portefeuille. Ainsi, l’un ne doit pas concurrencer l’autre, mais peut être considéré comme des classes d’actifs différentes et complémentaires.

Très peu d’individus détiennent tous leurs avoirs dans des cryptomonnaies. Au fur et à mesure que de plus en plus d’individus se renseignent sur les cryptomonnaies, nous pourrions voir un avenir où les individus seront suffisamment informés pour prendre leurs propres décisions sur les cryptomonnaies et pourront décider eux-mêmes de l’allocation d’actifs qu’ils souhaitent attribuer à leur portefeuille.

En attendant, il reste important d’éduquer les individus sur la cryptomonnaie, tout en sachant que les monnaies numériques de la Banque centrale prendront beaucoup de temps à être développées et pourraient ne pas tenir le rythme de progression de la technologie comme le font les cryptomonnaies. Les gouvernements sont tout à fait favorables à la technologie de la blockchain et se rattrapent pour s’assurer qu’ils peuvent développer un projet viable et crédible technologiquement, et qui aura une chance d’être apprécié par le public.

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Fabien se concentre principalement sur les actualités crypto et blockchain susceptibles d'intéresser les lecteurs français.

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