Un dirigeant de BitMEX reconnaît avoir enfreint la loi relative au secret bancaire

Mis à jour par Célia Simon
EN BREF
  • Après avoir plaidé coupable, Gregory Dwyer risque une peine maximale de cinq ans.
  • Les fondateurs Arthur Hayes, Benjamin Delo et Samuel Reed ont déjà plaidé coupables du même chef d'accusation.
  • Avec des verdicts aussi sévères, les autorités américaines cherchent à donner une leçon aux entreprises crypto qui essaient d’enfreindre la loi.
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Gregory Dwyer, un haut dirigeant de BitMEX, a récemment reconnu avoir enfreint la loi américaine relative au secret bancaire. Après avoir plaidé coupable, il encourt une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison.

Selon un communiqué de presse publié le 8 août par le ministère de la Justice des États-Unis, Gregory Dwyer reconnaît avoir enfreint la loi relative au secret bancaire. M. Dywer était le responsable du développement commercial chez BitMEX et aurait “délibérément empêché BitMEX d’établir et de maintenir un programme anti-blanchiment d’argent, y compris un système de vérification de l’identité des clients de BitMEX”. L’affaire est menée devant le tribunal du district sud de New York.

M. Dwyer a plaidé coupable pour un chef d’accusation de violation de la loi sur le secret bancaire, ce qui pourrait lui valoir jusqu’à cinq ans de prison. Il a également accepté de payer 150 000 $ d’amende.

BitMEX dans le viseur des autorités

L’affaire fait partie de l’enquête des autorités américaines sur BitMEX. Pour rappel, les fondateurs Arthur Hayes, Benjamin Delo et Samuel Reed ont également plaidé coupables du même chef d’accusation. Le procureur américain Damian Williams a commenté l’affaire, soulignant :

“Avec ce plaidoyer, ce bureau a obtenu des condamnations pénales contre les trois fondateurs, ainsi qu’un haut cadre de BitMEX pour violations délibérées des lois anti-blanchiment d’argent. Le plaidoyer d’aujourd’hui démontre que les employés ayant un pouvoir de gestion sur les bourses crypto, tout comme les fondateurs de ces bourses, ne peuvent délibérément ignorer les dispositions de la loi sur le secret bancaire”.

En effet, le gouvernement américain a toujours été strict en matière des politiques de connaissance client et anti-blanchiment d’argent. L’affaire BitMEX a été l’une des premières et des plus importantes dans le secteur de la crypto. Depuis qu’elle s’est faite épingler par la justice, la bourse crypto prête une attention toute particulière à la réglementation.

L’année dernière, BitMEX a réglé ses différends avec la CFTC et la FinCEN avec une amende de 100 millions de dollars. Le montant a été réparti à parts égales entre les deux entités.

Une leçon pour les entreprises crypto

Les autorités estiment que de tels verdicts enverront un message clair aux sociétés crypto qui tentent de détourner les lois. ​​Hester Peirce, avocate spécialisée en crypto, pense également que le verdict prononcé contre les dirigeants de BitMEX constitue un message clair pour les acteurs du marché.

Les entreprises crypto semblent cependant bien conscientes de ce qui les attend en cas de violation des lois. Elles ne veulent pas s’attirer les foudres de la Securities and Exchange Commission des États-Unis, du ministère de la Justice, de la Commodity Futures Trading Commission et du Trésor. Tous ces organismes surveillent de près le marché crypto, tandis que les législateurs sont en train d’établir un véritable cadre réglementaire pour le secteur.

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