Ethereum 2.0 pourrait augmenter l’adoption crypto mais pose des risques de centralisation

Partager l’article
EN BREF
  • Greg Lang, fondateur et responsable en chef de Rivet, a animé une session de discussion sur Ethereum 2.0, ainsi que ses avantages et ses risques.

  • Les intervenants ont parlé du passage à un mécanisme de consensus de type preuve d'enjeu, du sharding et des mises à jour clés du réseau.

  • Bien qu'Ethereum augmentera probablement le nombre d'utilisateurs, cette mise à jour pourrait mener à une plus grande centralisation.

  • promo

    Participez à LA PLUS GRANDE ICO d’Espagne: achetez le B2M dès maintenant.

The Trust Project est un consortium international d'organismes de presse basé sur des normes de transparence.

Lors du second sommet mondial de la DeFi, le fondateur et responsable en chef de RIvet, Greg Lang, a présidé une discussion au sujet d’Ethereum 2.0. Les intervenants y ont discuté des mises à jours attendues et des bénéfices et risques que posent ces dernières.

Sponsorisé



Sponsorisé

David Hoffman, fondateur de Bankless, a démarré en définissant certaines des mises à jour clés qu’on peut attendre d’Ethereum 2.0. Il a expliqué que ces modifications “accentueront l’accès au protocole Ethereum sur deux fronts”.

L’importance de la preuve d’enjeu

Tout d’abord, cela facilitera l’accès au mécanisme de consensus. Alors que le système actuel de preuve de travail s’avère très compétitif et gourmand en énergie, la preuve d’enjeu ramènera le concensus au niveau des “petits ordinateurs portables grand public”. Cela permettra d’impliquer davantage de personnes en matière de sécurité et de décentralisation. M. Hoffma a ensuite mentionné le sharding, qui, selon lui, permet d’échelonner la quantité d’espace de blocs sans besoin de garantie d’un tiers, ce qui permet à davantage de personnes de l’utiliser pour des frais moins élevés.

Sponsorisé



Sponsorisé

Alex Wearn, PDG d’IDEX, a poursuivi en soulignant l’importance de la preuve d’enjeu. Avec la preuve de travail, les mineurs sont incités à créer des blocs valides au travers des investissements qu’ils ont faits dans leur matériel de minage et aux récompenses en Bitcoin. Désormais, avec la preuve d’enjeu, au lieu d’investir du capital et de l’énergie, les utilisateurs investiront des actifs placés “en staking”, qui agiront comme une forme de dépôt. M. Wearn compare cela à une caution versée lors de la location d’un appartement, et qui est perdue si le locataire agit de manière irresponsable.

Risques et bénéfices

Les changements attendus de la mise à jour d’Ethereum 2.0 présentent certainement de nombreux avantages, mais les intervenants de la session ont également souligné certains risques potentiels. Tout d’abord, M. Wearn a souligné le fait qu’en raison de la baisse des coûts de transaction, davantage de personnes seront en mesure d’utiliser Ethereum.

Il a expliqué que la majeure partie du succès d’Ethereum est venue de la finance décentralisée (DeFi) et des tokens non fongibles (NFT). Cependant, ces deux éléments génèrent habituellement des transactions de valeur plus élevée. Ainsi, les utilisateurs disposant de petites sommes d’argent sont généralement sur la touche, en raison des cours élevés des transactions.

Décrivant la mise à niveau comme un “passage de l’accès commuté au haut débit”, M. Wearn espère que le fait de permettre l’usage d’Ethereum par un plus grand nombre de personnes débouchera sur de nouveaux types d’applications.

Cependant, l’un des risques majeurs du passage à un mécanisme de consensus par preuve d’enjeu réside dans la possibilité de voir la gouvernance se concentrer entre les mains d’une poignée d’individus qui accumulent le plus d’ETH. Alex Gluchowski, PDG de Matter Labs, a déclaré qu’en l’état actuel, la distribution des ETH est l’une des plus décentralisées parmi les protocoles de couche 1. Il a toutefois fait remarquer qu’une telle accumulation de richesses donnerait lieu à un problème de sécurité.

De son côté, M. Wearn a également souligné que les exchanges deviendront eux aussi des opérateurs de la blockchain. Cela signifie que le staking de ces derniers pourrait potentiellement représenter un risque de centralisation. Par exemple, s’ils devaient être influencés par des forces extérieures, de nombreux utilisateurs moins techniques trouveraient difficile de transférer leurs fonds ailleurs.

M. Hoffman a également noté que les pools de liquidité pourraient offrir des “notes rachetables” aux utilisateurs, représentant leurs tokens en staking. Si de nombreux protocoles DeFi agissent de la sorte, les utilisateurs finiront probablement par se concentrer sur celui qui s’avère le plus liquide. M. Hoffman a de plus déclaré que cela pourrait potentiellement engendrer une centralisation des liquidités.

Avis de non-responsabilité

Toutes les informations présentes sur notre site web sont publiées de bonne foi et à des fins d'information générale uniquement. Toute action entreprise par le lecteur sur la base des informations trouvées sur notre site web est entièrement à ses propres risques.
Sponsorisé
Share Article

Nick is an Oral Communication Skills Professor and Data Science Specialist in Budapest, Hungary with an MSc in Business Analytics. He is a relative latecomer to the field of cryptocurrency and blockchain technology, but is intrigued by its potential economic and political usage. He can best be described as an optimistic center-left skeptic.<a href="mailto:editorinchief@beincrypto.com">Email him!</a>

SUIVRE CET AUTEUR

Signaux de marché, études et analyses. Rejoignez notre chaîne Telegram dès aujourd’hui !

Rejoignez-nous

Signaux de marché, études et analyses. Rejoignez notre chaîne Telegram dès aujourd’hui !

Rejoignez-nous