Cette semaine, les investisseurs mondiaux délaissent Wall Street pour un raz-de-marée d’argent frais sur les actions européennes. La raison est simple : le marché US est jugé trop cher et trop dominé par l’IA. Alors, quelles sont les stars de cette nouvelle frénésie ?
RHM
Le secteur de la défense faisait déjà des miracles depuis plusieurs mois, voilà qu’il continue ! Rheinmetall AG, cotée à la Deutsche Börse sous le ticker RHM, incarne cette vague d’intérêt. Avec une capitalisation d’environ 79 milliards d’euros, le titre affiche un cours actuel de 1 666,50 €, en baisse de 3,36 % sur la séance mais en hausse de 6,8 % depuis le début de l’année.
L’entreprise, qui produit véhicules militaires, armes ou munitions avec une présence internationale, ne cesse de voir son chiffre d’affaires grimper avec un PER élevé autour de 90-100 reflétant des attentes de forte croissance.
HSBC
HSBC, grande banque britannique cotée à New York, attire aussi les regards après un bénéfice annuel avant impôts de 29,91 milliards de dollars supérieur aux prévisions. Son cours de clôture s’élève à 87,88 $, avec des échanges pré-market à 92,68 $ en hausse de 5,46%, et une capitalisation de 300 milliards de dollars.
Opérant via des segments comme Hong Kong, Royaume-Uni, banque d’investissement et gestion de patrimoine, le groupe attire par son rendement entre 3,7 et 4,2 % ainsi que par la hausse de son chiffre d’affaires en 2025.
SK
Dans le petit électroménager, SEB SA bondit de 9,40 % à 55,85 €, malgré un contexte difficile marqué par 2 100 suppressions de postes prévues d’ici fin 2027. Cette performance s’explique principalement par la publication de résultats annuels 2025 supérieurs aux attentes des analystes.
Sa capitalisation boursière s’élève à 2,80 milliards d’euros, avec un chiffre d’affaires TTM de 8,27 milliards et un bénéfice net de 132,70 milliards.
AHG
Les actions minières européennes atteignent un sommet historique mercredi, surpassant le record de 2008 grâce à la hausse des métaux précieux. Pure Energy Minerals Ltd à Francfort en est le learder, avec une hausse journalière de 34 % et une capitalisation de 7,26 milliards d’euros.
Cette valorisation basse et sa hausse annuelle de 40 % soulignent l’élan du secteur. Les valorisations attractives des actions européennes, avec un ratio cours/bénéfice inférieur à celui des États-Unis, attirent investisseurs occidentaux et asiatiques, japonais en tête.
La morale de l’histoire : achetez vos actions européennes au son du canon, vendez au son du clairon.