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On en entend parler partout dans la crypto : la blockchain est le grand support de l’industrie. Mais comment fonctionne-t-elle vraiment ?

Dans cet article, vous saurez tout sur la blockchain et l’importance souveraine qu’elle a dans le secteur. Promis, vous allez enfin y comprendre quelque chose !

Qu’est-ce que la blockchain ?

La blockchain, littéralement “chaine de blocs”, est une technologie qui permet de créer et de tenir des registres numériques décentralisés, transparents mais également sécurisés. C’est aussi elle qui donne la possibilité à la crypto de faire des transactions rapides et sans intermédiaire.

Généralement considérée comme un grand livre, ou registre, la blockchain consigne également chaque action qui a eu lieu par son intermédiaire. Vos traces sont donc bel et bien conservées quelque part !

Comment fonctionne la blockchain ?

S’il a l’air compliqué à première vue, le fonctionnement de la blockchain peut se découper en quatre grandes étapes :

  1. Lorsque vous lancez une transaction, celle-ci est regroupée avec d’autres dans un bloc.
  2. Elle passe ensuite par des nœuds, ou nodes, qui vérifient son authenticité et sa structure. Une fois la vérification faite, chaque nœud l’envoie au suivant. Certains d’entre eux, les mineurs, s’occupent de créer de nouveaux blocs.
  3. Une fois le bloc vérifié et approuvé, celui-ci est daté et ajouté à la blockchain pour être consigné. Dès lors, les informations qui le concernent sont publiques et n’importe qui peut y accéder, mais elles ne sont pas modifiables.
  4. Ensuite, la transaction que vous avez envoyée en début de processus parvient à son destinataire.
Blockchain

Quels sont les différents mécanismes de consensus possibles ?

En fonction du réseau par lequel passe la transaction, l’étape de vérification par les nœuds ne sera pas la même. On distingue alors 4 grands mécanismes de consensus différents :

  • La preuve de travail (Proof of Work) : connu pour être celui utilisé par Bitcoin, ce mécanisme demande aux mineurs de “travailler” en résolvant des problèmes mathématiques complexes. Ils lancent alors un algorithme de hashage pour en trouver la solution. Le premier qui l’a trouvée transmet ensuite le résultat à tous les autres nœuds. Si toutes les transactions du bloc sont validées, on passe à l’étape suivante et le mineur qui a été le plus rapide gagne une récompense.
  • La preuve d’enjeu (Proof of Stake) : plus connu pour être celui utilisé par Ethereum depuis sa fusion, ce mécanisme se contente seulement de la validation des nœuds. Les mineurs n’y participent pas, puisqu’ils n’existent tout simplement pas. A la place de devoir lancer un algorithme de hashage, les nœuds qui veulent participer au processus mettent en jeu une partie de leur cryptomonnaie dans un smart contract (c’est comme cela que le staking rapporte de l’argent !). Les blocs sont ensuite attribués aléatoirement et les nœuds qui les valident touchent une récompense.
  • La preuve d’autorité (Proof of Authority) : contrairement aux mécanismes précédents, celui-ci ne nécessite pas de résoudre des équations ni de posséder de jetons et ne se base pas sur la compétition. Les nœuds qui valident les transactions sont tout simplement acceptés ou non dans le processus en fonction de leur réputation. Les chanceux se voient ensuite répartir les blocs et se mettent au travail.
  • La preuve d’enjeu déléguée : variante de la preuve d’enjeu classique, celle-ci permet aux nœuds d’utiliser leurs jetons pour élire des délégués qui se chargeront ensuite de la vérification et de la validation des blocs. Si le travail est mal fait ou qu’un validateur est absent, il est remplacé par une nouvelle élection !

Quels sont les différents types de blockchains

Si toutes les blockchains fonctionnent toutes sur la base des quatre étapes de vérification d’une transaction, elles ne laissent pas toujours tout le monde accéder à leurs services. Ainsi, quatre grands types de blockchains peuvent être définis :

La blockchain publique : n’importe qui peut en faire partie, son fonctionnement est transparent et ouvert, elles n’ont pas d’autorité centrale mais leur pérennité dépend des utilisateurs et du système de récompense.

La blockchain privée : ses données ne peuvent pas être consultées par n’importe qui, ceux qui peuvent y accéder son sélectionnés par une autorité centrale qui régit son fonctionnement ainsi que son économie.

La blockchain hybride : son accès est privé et certaines données le sont également.

La blockchain de consortium : chaque participant se voit attribuer un nœud et la validation des transactions ou l’attribution des accès se fait sous réserve de l’accord de tous les membres.

Quels sont les avantages de la blockchain ?

La plupart des avantages de la blockchain sont le stockage de données dans un système sécurisé (sans avoir à dépendre l’implication d’un tiers ou à craindre sa censure), sa transparence et sa traçabilité (tout le monde peut consulter les données d’un réseau) ainsi que sa rapidité dans le traitement des transactions.

Mieux encore, c’est surtout sa sécurité qui fait son succès puisque le système de la blockchain est quasiment insensible aux piratages et les données infalsifiables.

Néanmoins, quelques limites viennent ternir le tableau : son système reste complexe et peut rebuter le grand public. De même, son utilisation est très gourmande en énergie.

blockchain

Petit historique de la blockchain

1982 : David Chaum, un doctorant à l’université de Berkley, en Californie, définit les premiers systèmes de la blockchain dans sa thèse.

1989 : David Chaum lance sa première sociétés basée sur un système de blockchain et de cryptomonnaie avant de faire faillite en 1998.

1991 : les chercheurs Stuart Haber et W. Scott Stornetta introduisent un système de stockage de documents basé sur la blockchain.

2004 : Le brevet de Haber et Stornetta expire, la blockchain tombe dans l’oubli.

2008 : Satoshi Nakamoto publie le livre blanc de Bitcoin en se basant sur les recherches de Chaum mais en y ajoutant le mécanisme de preuve de travail.

2009 : Lancement de la blockchain Bitcoin.

2011 : Les premières blockchains alternatives, dont Litecoin, sont mises en route.

2015 : Deux ans après que Vitalik Buterin ait proposé une amélioration du réseau Bitcoin, la blockchain Ethereum voit le jour.

2022 : Ethereum passe à la preuve d’enjeu.

Lexique

  • Clé privée : code informatique sécurisé qui permet à son détenteur de faire des transactions et de prouver leur authenticité (en d’autres termes, que les actifs ont bien été envoyés par vous !). C’est cette clé qui vous permet d’accéder à votre wallet crypto.
  • Clé publique : code informatique sécurisé qui permet à des tiers de vous envoyer des cryptomonnaies. Elle déverrouille votre clé privée sans avoir besoin de la dévoiler au grand public, et vous permet donc d’être le destinataire de la transaction.
  • Satoshi Nakamoto : créateur de Bitcoin, l’illustre inconnu qui a adopté ce pseudo a développé la célèbre blockchain ainsi que le jeton qui va avec. On le considère ainsi comme le premier concepteur de la crypto.
  • Fork : “embranchement” qui divise une blockchain tout en conservant son historique. Le fork d’un réseau résulte d’une modification dans le protocole et crée une “seconde” blockchain qui permet de fonctionner (ou non) sur la base de règles différentes de celles à l’origine. Vous pouvez retrouver notre guide sur les forks pour plus d’informations.
  • Consensus : accord qui englobe tous les validateurs de transactions et qui définit les conditions et critères selon lesquels une transaction ou un block peuvent être validés.

Foire Aux Questions (FAQ)

Quelles sont les blockchains les plus populaires ?

Chaque cryptomonnaie dispose-t-elle de sa blockchain ?

Est-ce que la blockchain est fiable ?

Comment accède-t-on à une blockchain ?

Comment créer une blockchain ?

Quelle blockchain choisir ?

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Laure Elizabeth Iacoucci
Laure Elizabeth Iacoucci est une journaliste expérimentée, comptant déjà plusieurs années d’expertise en rédaction, recherche et SEO. Son champ d’expertise s’étend de la blockchain à l’intelligence artificielle en passant par les régulations, la DeFi, les analyses de marché ainsi que toute forme de vulgarisation. Ses compétences rédactionnelles, sa maîtrise du SEO et son sens de l’investigation en font une professionnelle versatile et toujours prête à apporter un spectre complet de la crypto.
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