Fiscalité crypto : les enfants jouant aux jeux play-to-earn rebattent les cartes des impôts

25 septembre 2022, 08:00 CEST
Mis à jour par Célia Simon
25 septembre 2022, 08:00 CEST
EN BREF
  • Alors que de plus en plus d'enfants font fortune sur des jeux crypto, les autorités mondiales hésitent à changer leur fiscalité.
  • Un problème qui semble devenir urgent puisque les enfants pourraient devenir de plus en plus présents dans l'industrie.
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Les jeux play-to-earn attirent un public varié et de plus en plus de mineurs parmi leur communauté. Un phénomène qui embête autant les autorités que les parents, puisque la fiscalité crypto est remise en cause.

Des enfants bientôt imposés pour leurs jeux ?

La fiscalité crypto reste diverse et variée à travers le monde. Alors que chaque pays y va de sa propre recette, en passant par l’imposition stricte de la France ou le statut souple de l’Allemagne, la popularité des cryptomonnaies vient tout remettre en cause. Dans le pays des droits de l’homme, l’association Adan essaierait de simplifier les taxes. L’intérêt croissant des banques pourrait également obliger tous les gouvernements à revoir leur système.

Toutefois, il existerait un autre phénomène qui pose problème : la présence des enfants au sein du secteur. L’entrepreneur Adam Saville-Brown, responsable de la société Koinly, a récemment signalé l’intérêt de plus en plus grandissant des mineurs pour les jeux play-to-earn. Si ces derniers poussent les enfants à se confronter au marché à de très jeunes âges, les pactoles accumulés pourraient désavantager leurs parents aux yeux des impôts.

Saville-Brown donne ainsi l’exemple d’un de ses clients dont le fils accumule de plus en plus de cryptomonnaies… au détriment de sa fiscalité.

Cet enfant de neuf ans exploite, fait du staking et crée des tutoriels sur Youtube et TikTok, au point que son père a dû l’amener dans mon entreprise pour que nous l’aidions à gérer les importants revenus qu’il génère.

Extrait des propos d’Adam Saville-Brown lors de l’Australian Crypto Convention

Une question s’impose alors : l’Etat doit-il taxer les cryptomonnaies gagnées sur le revenu des parents ? Le statut de mineur pourrait bientôt ne plus protéger les enfants des impôts. Quant aux régulations qui se mettent en place partout dans le monde, elles effectueront une surveillance accrue des portefeuilles crypto des enfants. De quoi obliger les parents à payer des taxes supplémentaires.

Les enfants de plus en plus poussés vers la crypto ?

Les gouvernements pourraient être forcés de créer un statut spécial qui sera, lui aussi, imposé. En France, les enfants ayant généré plus de 300 euros de recette sur les jeux play-to-earn pourraient eux aussi être concernés. Quoi qu’il en soit, la problématique de la fiscalité crypto des mineurs risque de devenir un problème récurrent. En effet, enfants comme adolescents semblent de plus en plus attirés par l’industrie. Certains enfants créent déjà leurs propres NFT et des tutoriels à leur intention circulent sur internet.

Source : compte Twitter de CryptoTigers

La crypto pourrait toutefois faire son entrée à l’école. Selon une étude, plus de 60% des parents intéressés par le secteur souhaiteraient que leurs enfants y soient éduqués. Ce sujet ferait alors partie du programme obligatoire enseigné dans tous les établissements. Une mode qui pourrait gagner l’Europe alors que le prince héritier de Serbie aurait également fait cette proposition.

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