Une revue du protocole DeFi Aragon : le pouvoir des organisations autonomes décentralisées (DAO)

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EN BREF
  • Aragon est une application décentralisée qui permet de créer et gérer des organisations autonomes décentralisées (DAO).

  • Aragon a été lancé en 2017 et compte actuellement plus de 1 300 plateformes qui utilisent ses outils.

  • Une DAO peut être une entreprise à but lucratif, une fondation à but non lucratif, une coopérative ou même un tribunal.

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The Trust Project est un consortium international d'organismes de presse basé sur des normes de transparence.

Aragon est une application décentralisée (dApp) qui fonctionne sur la blockchain d’Ethereum. Elle permet à quiconque de créer et gérer une organisation décentralisée.

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Aragon a été fondé en 2016 par Luis Cuende et Jorge Izquierdo, tous deux de nationalité espagnole, et l’application a été lancée en février 2017. Telle que cela est exprimé dans son manifeste, l’application est née de la crise sociale émergente et de l’échec de la démocratie :

“Nous pensons que l’humanité devrait utiliser la technologie comme un outil libérateur pour donner libre cours à toute la bonne volonté et à la créativité de notre espèce, plutôt que comme un outil servant à s’asservir et à s’exploiter mutuellement”.

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Le projet est open source et comprend un token, l’ANT, qui accorde des droits de vote pour prendre des décisions sur l’orientation du développement futur. À terme, l’équipe espère faire du projet une organisation autonome entièrement décentralisée et une dApp neutre sur le plan juridictionnel, de sorte que tout le monde puisse créer une organisation sur la blockchain. Jusqu’à présent, des milliers de DAO ont été créées, avec plus de 66 000 membres au total et des centaines de millions de dollars contrôlés par ces organisations.

Source : Deepdao

Aragon Association et Aragon One

Aragon realizó una venta pública de su token en Mayo de 2017 y actualmente su tesorería cuenta con 88 millones de dólares que son gestionados por la Aragon association. Esta asociación es una entidad sin ánimo de lucro con sede en Suiza. La Aragon association es el administrador legal de Aragon y se encarga de gestionar los fondos recaudados en la venta pública del token.

Otro de los brazos del proyecto es Aragon One. Aragon One es una empresa suiza formada por los fundadores del proyecto, que crea herramientas y servicios relacionados con Aragon. La empresa se financia principalmente a través de subvenciones concedidas por la Aragon association.

La vision d’Aragon est de créer une juridiction numérique, un lieu sur Internet où les gens peuvent s’auto-organiser de manière libre, pacifique, durable et inclusive. Pour ce faire, l’application offre les outils nécessaires à la création d’une DAO.

Une DAO est ce que l’on appelle une “organisation autonome décentralisée”. Les organisations autonomes décentralisées permettent de créer une organisation sans frontières ni violence. Les contrats intelligents confèrent aux DAO leurs grandes propriétés, mais ils les structurent et les limitent également.

Qu’est-ce qu’une DAO ?

Le concept de DAO a été introduit par Dan Larimer qui, en 2013, a inventé le terme “DAC (Decentralized Autonomous Corporation). Dan Larimer a comparé Bitcoin à une entreprise dont les actionnaires seraient les détenteurs de bitcoins et les employés les mineurs.

Más tarde, Vitalik Buterin generalizó la idea imaginando cómo una empresa podría prescindir de sus directivos. La automatización de las empresas suele verse cómo el proceso de sustituir a las personas poco cualificadas por robots u ordenadores, manteniendo al personal más cualificado a los mandos. Sin embargo, Vitalik sugirió lo contrario, es decir, la sustitución de la dirección por una tecnología de software capaz de contratar y pagar a personas para que realicen las tareas que contribuyen a la misión de la empresa. La idea principal se resume en la frase “automatización en el centro, seres humanos alrededor”.

Plus tard, Vitalik Buterin a généralisé l’idée en imaginant comment une entreprise pourrait fonctionner sans ses dirigeants. L’automatisation des entreprises est généralement considéré comme le processus d’en remplacer les indivudus peu qualifiés par des robots ou des systèmes informatiques, tout en gardant à la barre les personnes les plus qualifiées. Cependant, Vitalik a suggéré le contraire, c’est-à-dire de remplacer la direction par une technologie logicielle capable de recruter et de payer des personnes pour effectuer les tâches qui contribuent à la mission de l’entreprise. L’idée principale est résumée dans la phrase “l’automatisation au centre, les humains autour”.

En général, une DAO es un système de gouvernance décentralisée qui permet le fonctionnement et la gestion de n’importe quelle organisation sans besoin de rapport de confiance entre ses membres. Pour cela, le système s’appuie sur un ensemble de règles codifées qui permettent de définir quelles actions peuvent être réalisées ou non.

Une nouvelle manière d’administrer des organisations

À la différence des entreprises conventionnelles, une DAO se base sur des codes ouverts et est entièrement gérée par sa communauté. Ainsi, la communauté sous-jacente et les mécanismes de travail ne se basent sur aucune forme de gestion hiérarchique. En d’autres termes, une DAO ne compte pas d’entité à charge, ni de conseil administratif. Enfin, comme son nom l’indique, il n’y pas de centralisation du pouvoir.

Les DAO sont régies par des règles codées de manière informatique (smart contracts, ou contrats intelligents), ainsi que par le travail collectif de leurs contribueurs et des membres de leur communauté. Bien que le concept des organisations décentralisées ne soit pas nouveau, l’usage de contrats intelligents afin d’automatiser certains de leurs mécanismes de travail et fonctionnalités est ce qui fait des DAO un concept aussi révolutionnaire que pratique. Une structure aussi innovante ouvre la porte à un modèle de commerce entièrement nouveau, et au sein duquel plusieurs types d’activités peuvent être exécutées de manière totalement décentralisée et automatisée.

Parmi les cas d’usage notables pour lesquels le modèle de DAO peut s’avérer utile, on retrouve les suivants :

  • Les campagnes automatisées de collecte de fonds (telles que les ICO).
  • L’émission de tokens numériques et la tokénisation d’actifs.
  • La tokénisation des systèmes de prises de décisions et de votes de propostions.

De plus, le modèle d’une DAO permet de créer des systèmes plus efficaces, ce en réduisant le besoin d’interventions humaines. Cela, en retour, réduit l’ensemble des coûts opérationnels et les risques reliés au comportement humain.

De même que Bitcoin a créé un système économique numérique entre paires, éliminant le besoin de banques ou d’autres tierces parties de confiance, les DAO ont le potentiel de révolucionner une vaste gamme d’industries, ce au travers de l’usage de modèles de gouvernances décentralisées alimentés par des contrats intelligents.

Comment fonctionne Aragon ?

Aragon fournit un ensemble d’outils et de services pour créer et gérer des organisations numériques sur la blockchain d’Ethereum. N’importe quelle personne du monde bénéficiant d’un portefeuille Ethereum peut créer une DAO grâce à Aragon, ce en l’espace de quelques minutes seulement et pour une fraction d’ETH.

Aragon offre une interface facile d’usage et un cadre pour le développeur, ce afin que ses utilisateurs puissent créer et gérer leurs propres organisations, tout cela grâce aux smart contracts. Pour pouvoir créer une DAO, Aragon dispose d’une variété de plateforme, en fonction du type d’organisation que l’utilisateur souhaite créer.

Créer une DAO ne prend que quelques minutes

Actuellement, l’application propose six modèles distincts de gouvernance, ce pour des organisations aussi bien à des fins commerciales que des buts non lucratifs. Chaque type d’organisation fournit un cadre de fonctionnement avec différents niveaux de personnalisation. De la même manière, il est possible sur Aragon d’ajuster la gouvernance des membres, gérer les actifs ou le fonctionnement des votes.

Chaque modèle remplit une fonction différente, tout en se basant sur les mêmes trois principes de base de gouvernance centrés sur les aspects suivants :

  • Le vote
  • L’argent
  • La transparence

Chaque DAO d’Aragon utilise ses propres tokens pour contrôler le pouvoir des membres et du vote. Elle fournit également un fonds permettant de stocker et gérer les actifs numériques de la société de manière sécurisé, ainsi qu’une blockchain (dans ce cas celle d’Ethereum) afin d’enregistrer tous les votes et transactions. Ce qui change d’une DAO à l’autre, est la configuration de ces différents éléments.

Par exemple, il est possible de décider si les tokens d’adhésion sont transférables ou non, d’exiger des utilisateurs qu’ils “misent” des tokens pour soumettre des propositions, ou de définir les règles de gestion du fonds. Une fois qu’une DAO est créée, tous ses contrats intelligents et toutes ses transactions se retrouvent sur une blockchain publique, de sorte que tout le monde peut inspecter son code et vérifier le registre.

Le pouvoir de l’open source

Aragon est entièrement open source, et fournit un cadre complet pour les développeurs par le biais d’outils d’interface utilisateur. Les développeurs Web3 peuvent créer des DAO entièrement personnalisés, en ajoutant par exemple de nouveaux outils de facturation, de paie, de fiscalité ou de comptabilité. De nouveaux modèles de gouvernance peuvent également être inventés pour être utilisés par d’autres.

La plateforme fournit une interface utilisateur standard, mais comme toutes les données et tous les contrats fonctionnent sur une blockchain ouverte, les développeurs peuvent mettre au point leurs propres applications et utiliser les contrats Aragon en tant que base.

Aragon Network

Aragon Network vise à offrir une juridiction numérique facultative dotée d’un tribunal des litiges et d’un système économique basé sur des tokens. Le réseau dispose d’un tribunal qui permet de conclure des contrats intelligents subjectifs entre les participants lorsqu’il est impossible de représenter un accord uniquement en code informatique.

L’idée de base est que les parties à un accord subjectif (individus ou DAO) négocient le dépôt d’un certain montant de cryptomonnaie. Si un problème quelconque se présente et que l’une des parties porte le litige devant les tribunaux, chaque partie peut perdre son dépôt si le tribunal ne se prononce pas en sa faveur.

Le risque de perdre son dépôt encourage les deux parties à se comporter honnêtement et à résoudre tout différend avec bonne volonté. Néanmoins, dans le cas contraire, le tribunal est là comme recours. L’objectif est d’inciter les utilisateurs à respecter leurs accords privés en encourageant la collaboration plutôt que les litiges.

Les jurés d’Aragon

Les utilisateurs souhaitant être couverts par le tribunal paient un droit de greffe. En cas de litige, chaque partie présente des preuves et défend son point de vue. Les jurés d’Aragon sont des personnes qui ont déposé un montant du token ANj (token de tribunal d’Aragon) pour avoir le droit de participer à la cour. Ils sont tous choisis au hasard.

Après avoir examiné le cas, chaque juré vote et la majorité l’emporte. Les jurés qui ont voté en faveur de la résolution finale gagnent des honoraires pour avoir voté dans le sens du consensus. En revanche, ceux qui ont voté contre perdent leurs tokens.

Toute personne peut faire appel d’une décision, auquel cas un autre groupe de membres est sélectionné pour un nouveau jury (plus large). Jusqu’à présent, plus de 275 personnes ont déposé plus de 850 000 dollars en tokens d’ANJ pour devenir jurés fondateurs.

Quels sont les avanges des DAO ?

Les DAO remplacent les contrats papier lents et coûteux par des contrats intelligents plus rapides et moins chers. Cela se traduit par une réduction des coûts et une plus grande rapidité, ainsi que par la possibilité d’offrir de nouveaux paliers d’organisation.

Par exemple, ce concept pourrait être étendu aux petites organisations pour lesquelles la création d’une entité juridique est trop coûteuse pour être rentable, mais aussi aux méga-organisations qui seraient également trop coûteuses ou simplement impossibles à gérer sur papier. Dans la plupart des régions du monde, la création et le maintien d’une personne morale coûtent des milliers de dollars par an en frais opérationnels et juridiques, ceci uniquement pour le maintien de l’organisation.

Une DAO peut être programmée de nombreuses manières différentes. Une organisation numérique peut être une entreprise à but lucratif, une fondation sans but lucratif, une coopérative ou même un tribunal, comme le démontre Aragon Network.

PieDAO est un bon exemple d’une organisation décentralisée construite avec le système Aragon. Cette DAO gère un service d’allocation d’actifs en connectant Aragon à un pool de Balancer Finance pour créer des paniers d’actifs contrôlés par les membres de l’organisation. PieDAO gère ainsi des centaines de milliers de dollars et compte des centaines de participants dans le monde entier, le tout à des coûts très faibles par rapport à ce que cela représenterait dans un système traditionnel.

Une telle plateforme ne pourrait tout simplement pas exister s’il ne s’agissait pas d’une organisation numérique. Sur le papier, ce genre de rapport coût/échelle est impossible à obtenir sur le papier. Il ne s’agit pas tant de la taille ou de la complexité d’une DAO que du faible coût de sa gestion dans la chaîne une fois qu’elle se trouve déployée.

Ces organisations décentralisées existent déjà dans l’ensemble de l’écosystème de la blockchain

Pour la plupart, les DAO actuelles sont utilisées par des projets, des équipes et des services de cryptomonnaies en tant que système de gouvernance pour leurs communautés. En 2020, par exemple, Decentraland, un monde de réalité virtuelle basé sur Ethereum, a migré la gouvernance de son réseau vers une DAO d’Aragon.

D’autre part, au sein de l’écosystème DeFi, nous trouvons de nombreux exemples de protocoles qui sont régis par une DAO issue d’Aragon. Des projets aussi importants que Curve Finance ou Aave, notamment, sont régis grâce au système d’Aragon.

L’écosystème des NFT et de l’art crypto bénéficie également de ce puissant outil de gouvernance. Un cas particulièrement intéressant est celui de FlamingoDAO. Cette DAO est composée d’un nombre de membres qui contribuent à une certaine quantité de tokens, lesquels servent à acheter des pièces d’art crypto et ainsi créer une imposante collection d’art en NFT. Les fonds pour les achats et les pièces achetées sont gérés par une DAO d’Aragon.

Les blockchains restent une technologie émergente et les DAO représentent encore une petite niche dans l’écosystème de ces dernières. Malgré cela, dans un monde global et changeant où le consensus fait défaut et où la méfiance abonde, ce système d’organisation et de gouvernance facilité par les contrats intelligents jouera sans aucun doute un rôle essentiel dans l’avenir des sociétés humaines.

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Albert Dansa est un passionné de technologie et de tout ce qui traite de perturber les codes. Il investit depuis 2017 dans l'écosystème blockchain, en plus d'étudier et surveiller continuellement le secteur de la finance décentralisée. Albert a étudié la philosophie et la musique à Barcelone, passionné par la connaissance et tout ce qui peut faire évoluer l'être humain.

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