Quelles solutions de Layer-2 d’ETH lanceront un airdrop ?

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EN BREF
  • 2021 pourrait être l'année des solutions de Layer-2 d'Ethereum.

  • Synthetix et d'autres de ces protocoles serviront à rendre les transactions plus rapides et moins coûteuses.

  • Certains protocoles pourraient utiliser des airdrops du style de celui d'Uniswap afin d'attirer de nouveaux utilisateurs.

The Trust Project est un consortium international d'organismes de presse basé sur des normes de transparence.

Si 2020 a été l’année où Ether (ETH) s’est surpassé, 2021 pourrait alors être l’année des protocole de Layer-2 d’Ethereum, également appelés “solutions”. Quelles sont donc les solutions qui offrent le meilleur minage de rendement, et celles qui pourraient lancer un airdrop ?



Pourquoi Ethereum a-t-il besoin de Layer-2 ?

Les frais du réseau d’Ethereum sont actuellement très élevés. Soyons honnêtes, Ethereum a bien un problème de gaz. Bien qu’Ethereum 2.0 soit en gestation depuis des années et que Beacon Chain ait été lancé, le protocole n’a pas connu une croissance assez rapide pour soutenir sa popularité. Au mieux, Ethereum ne peut encore traiter qu’environ 30 transactions par seconde, et la concurrence pour une place dans le réseau a conduit à des frais moyens de plus de 15 dollars.

De plus, l’un des principaux moteurs de la croissance de l’ETH est la finance décentralisée (DeFi). Qu’il s’agisse de prêts, d’emprunts ou d’échanges décentralisés, les utilisateurs paient une lourde prime pour utiliser le plus grand système de contrat intelligent au monde. Cela semble logique : la technologie fonctionne, elle dispose d’un énorme noyau de développeurs et sa sécurité est éprouvée.

L’un des points de la blockchain est pourtant de réaliser des paiements rapides dans le monde entier pour quelques centimes, n’est-ce pas ? Ainsi, alors qu’Ethereum 2.0 ne fera pas changer les transactions instantanément au moins jusqu’en décembre 2021, certains développeurs astucieux ont trouvé des solutions ingénieuses : Layer-2.

Comment fonctionnent les solutions de Layer-2

Les solutions de Layer-2 varient en termes de fonction et de but, mais l’idée de base reste la même : il s’agit une copie plus rapide du réseau Ethereum, où les utilisateurs peuvent transférer leurs fonds, réaliser leurs activités rapidement et pour moins d’un centime, puis les en retirer.

Alors, si Layer-2 est si rapide et économique, pourquoi tout le monde ne s’en sert pas déjà ? Parce qu’il faut tout de même déposer ou échanger des ETH ou des tokens ERC-20 pour avoir simplement accès au système, et les frais pour cela restent élevés. De plus, ses exchanges n’ont pas la liquidité ni la variété dont bénéficient les plateformes d’échange basées sur Ethereum.

Ces derniers temps, plusieurs solutions de Layer-2 sont apparues, notamment celles connectées aux créateurs de marché automatisés (AMM) de type Uniswap. Est-ce que Layer-2 pourrait alors sauver Ethereum sur le court terme ?

Quelles solutions de Layer-2 pourraient alors distribuer des tokens par airdrops ?

Une question peut-être plus importante est la suivante : “Comment utiliser des solutions de Layer-2 pour gagner de l’argent” ? Voici trois protocoles de Layer-2 à surveiller, voire peut-être avec lesquels interagir.

Loopring (LRC) et son exchange du même nom

L’ascension lunaire d’Uniswap est peut-être en train de s’essouffler, mais les AMM ne sont pas près de partir. Cela dit, les frais d’usage d’Uniswap pour débloquer des tokens et réaliser des échanges sont astronomiques, et rebutent les gens.

Uniswap est actuellement totalement inutilisable. “Cessez d’être pauvres”, bien sûr, mais payer près de 100 dollars pour un échange de 4 000 dollars n’a pas de sens d’un point de vue économique. Franchement, les nouveaux venus débarquent, voient ça et s’en énervent.

Que se passerait-il toutefois si vous pouviez réaliser vos échanges sans tous ces frais ? Et si une plateforme d’échange plus traditionnelle était instaurée ?

Loopring (LRC) existe maintenant depuis plus de 2 ans, et son token a connu un grand essor avec la sortie de la version 3 du protocole. Loopring permet essentiellement aux utilisateurs de télécharger des ETH sur l’exchange. Ils peuvent ensuite échanger ou “trader” leurs actifs crypto ERC-20 sur Layer-2 pour une fraction du cours d’Uniswap, et ce presque instantanément.

Le cours de Looping est grimpé en flèche à la fin de 2020. Source: TradingView

Comment y parviennent-ils ? Loopring utilise des “zkrollups” pour traiter de manière off-chain des transactions regroupées. En résumé, les transactions sont réglées sur le système de Loopring, puis les soldes peuvent être progressivement transférées sur la chaîne Ethereum.

Selon Defi Pulse, la valeur totale bloquée sur Loopring a explosé en 2021 :

Valeur totale bloquée sur Loopring (LRC) . Source: DeFiPulse

Actuellement, Loopring offre également d’intéressants taux de liquidités de minage. Ces derniers sont si bons, à vrai dire, que le système a été submergé par les dépôts et que le site web a subi une panne.

Nous observons un afflux important d’utilisateurs et d’activités à la suite du lancement de minage de liquidités, ce qui a temporairement saturé notre relais.

Nos services de relais ont été interrompus pour le moment. Nous fournirons une mise à jour à ce sujet et les réactiverons dès que possible. Veuillez rester à l’écoute et nous excuser pour la gêne occasionnée.

Loopring déjà sa propre pièce crypto, le LRC, et possède une ferme de rendement. Le LRC permet de percevoir une part des frais de transaction lorsqu’il est placé en staking.

Le LRC n’est cependant pas un token de gouvernance. Qu’est-ce qu’Uniswap et 1inch ont distribiué lors de leurs airdrops ? Des tokens de gouvernance. Il reste donc une chance que le protocole lance un airdrop pour ses utilisateurs.

dHedge et Synthetix

Avez-vous déjà voulu savoir si votre influenceur crypto préféré gagnait réellement l’argent qu’il prétend toucher ? dHedge (DHT) permet à ses utilisateurs de grouper leurs actifs avec ceux des traders.

dHedge utilise le protocole Synthetix de Layer-2 pour créer des actifs synthétiques qui suivent les pools de différents traders de manière décentralisée. Les utilisateurs y déposent des sUSD – par le biais de Synthetix – et les pools génèrent des échanges à leur guise.

Pas mal, non ? Enfin… plus ou moins. Alors que certains affirment que la grande majorité des traders sur la journée perdent de l’argent, il est difficile d’en être sûr. Ce qui est sûr, c’est que presque aucun des wallets sur dHedge n’a fait beaucoup plus que d’acheter et de vendre des ETH et des bitcoins (BTC). À vrai dire, la plupart d’entre eux ne possèdent que trois actifs : ETH, BTC et USD. Tout le monde semble être un génie dans un marché haussier, pas vrai ?

Le token dHedge est versé en récompense aux fournisseurs de liquidités, ou même à ceux qui investissent dans les actifs les plus performants. Il s’agit également d’un token de gouvernance. Quelles sont donc les chances d’un prochain airdrop ?

L’idée d’utiliser Synthetix pour créer des pools tokenisés est astucieuse. Si Synthetix peut assurer une transition décente vers une nouvelle solution de Layer-2, le protocole pourrait voir sa valeur verrouillée dépasser ses 1,82 milliard de dollars actuels.

Guider le trafic et la cryptomonnaie vers Synthetix et dHedge serait un bon moyen de sensibiliser les utilisateurs à la mise en place de Layer-2. En y pensant bien, quelqu’un pourrait même envisager de donner des tokens gratuits pour faire passer le message.

Quoi qu’il en soit, dHedge affirme ouvertement que le DHT n’est pas destinée à la spéculation, mais à la gouvernance. Vous ne voudriez donc certainement pas que les hodleurs de dHedge gagnent de l’argent. Ou peut-être que si ?

Valeur verrouillée de Synthetix. Source: DeFiPulse

Les rollups d’Optimism et Synthetix

Fondée en janvier 2020, Optimism est une organisation qui se consacre à la mise à l’échelle (ou “scalabilité”) d’Ethereum. Autrefois connue sous le nom de Plasma Group, Optimism utilise également Synthetix pour atteindre ses objectifs.

Comme Loopring, Optimism réalise également des rollups (connus sous le nom de Optimistic Rollups), mais a fait quelques allusions au sujet d’un token. La documentation du protocole indique que n’importe qui peut devenir agrégateur, mais ne mentionne pas comment.

Comment, donc, devenir agrégateur ? Probablement par le biais d’un token de gouvernance, et qui n’a pas encore été présenté au public. Cela fait d’Optimism un candidat idéal pour un airdrop.

Pour preuve : l’équipe d’Optimism a dit dans le passé qu’ils ne disposaient pas encore de plan pour un token.

Dans un article de Medium datant du 1er janvier 2021, l’équipe mentionne un sujet pouvant être abordé dans un prochain article qui sera publié plus tard dans le mois, à savoir “une voie vers la décentralisation”. Dix jours plus tard, nous attendons toujours l’article à ce sujet. Quelles informations ce dernier pourrait-il inclure ? Quelque chose contribuant à la décentralisation ? Un token de gouvernance, peut-être ?

Optimism offrira également aux utilisatateurs participant au staking la possibilité de réaliser des dépôts ou des obligations par le biais de contrats intelligents. Essentiellement, les agrégateurs (les “stakers”) présentant un bon historique d’honnêteté seront récompensés par un token. Ce token de cautionnement ainsi que la récompense était considéré comme étant en Ethereum.

Ce “cautionnement” réduit considérablement le nombre de hashages nécessaires pour confirmer une transaction. En effet, on fait davantage confiance aux nœuds ayant un historique honnête.

Un token Optimism serait donc peut-être en chemin.

Il nous faudra attendre de voir ce qu’il en est. Sachant que les rollups du système ne sont pas entièrement déployés ou utilisés par les exchanges, on ne sait pas très bien comment il serait possible d’interagir avec Optimism pour obtenir des tokens gratuits.

Cela dit, le testnet Synthetix Mintr L2 permet de tester des tokens de staking ou d’émission. C’est un peu compliqué, mais cela vous intéresse, le youtubeur DeFi Dad a créé une belle vidéo qui en décrit le fonctionnement :

Reproduire le succès des airdrops précédents

En 2021, les solutions de Layer-2 viseront à gommer les défauts de la machine virtuelle surchargée et surfacturée d’Ethereum. Avec le récent succès d’autres airdrops, les tokens pourraient être le moyen de diriger le trafic et la valeur vers ces nouveaux protocoles.

On dit aussi que 2021 est l’année des tokens non fongibles (NFT). Comment les différents fournisseurs de NFT parviendront-ils à attirer les utilisateurs sur leur site (lorsque Layer-2 aura permis de réduire les frais, bien entendu) ? Il s’agit là d’un sujet à explorer pour un autre jour.

Avertissement : le négoce de cryptomonnaies présente un niveau de risque élevé et peut ne pas convenir à tous les investisseurs. Les opinions exprimées ici sont celles de l’auteur et ne représentent ou ne reflètent pas nécessairement celles de BeInCrypto.

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Harry Leeds est un auteur, rédacteur et journaliste qui a passé beaucoup de temps dans les pays de l'ancienne URSS à couvrir les thèmes de l'alimentation, la crypto-monnaie et des soins de santé. Il traduit également de la poésie et édite le magazine littéraire mumbermag.me.

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